Archives mensuelles : mai 2015

Dictée à corriger : semaine 4

Bonjour à tous !

J’espère que vous allez bien et que vous continuez à bien vous entraîner pour ces fameux concours !

Au fait, avez-vous vu ma dernière vidéo expliquant ce qu’est le concours d’orthophonie ?

Sinon, rendez-vous dans la section « vidéos ».

N’hésitez pas à la partager et à mettre un petit « j’aime » ça fait toujours plaisir de voir que des gens vont voir notre travail quand on y a passé du temps 😉 .

Trêve de bavardage !

Voici la dictée à corriger et comme d’habitude le lien pour la correction en dessous !

La partie sud-est du Berry renferme quelques lieus d’un pays singulièrement pitoresque. La grande route qui le traverse dans la direction de Paris à Clermont étant bordée des terres les plus habitées, il est difficile au voyageur de soupconner la beauté des sites qui l’avoisinent. Mais à celui qui, cherchant l’ombre et le silence, s’enfoncerait dans un de ces chemins tortueux et encaissés qui débouchent sur la route à chaque instant, bientôt se révélerait de frais et calmes paysages, des prairies d’un vert tendre, des ruisseaux mélancoliques, des massifs d’aunes et de frênes, toute une nature suave et pastorale. En vain chercherait-il dans un rayon de plusieurs lieus une maison d’ardoise et de moellons. À peine une mince fumée bleue, venant à trembloter derrière le feuillage, lui annoncerait le voisinage d’un toit de chaûme ; et s’il apercevait derrière les noyers de la coline la flèche d’une petite église, au bout de quelques pas il découvrirait un campanile de tuiles rongées par la mousse, douze maisonnettes éparses, entourées de leurs vergers et de leurs chènevières, un ruisseau avec son pont formé de trois soliveaux, un cimetière d’un arpent carré fermé par une haie vive, quatre ormeaux en quinconce et une tour ruinée. C’est ce qu’on appelle un bourg dans le pays.

Rien n’égal le repos de ces campagnes ignorées. Là n’ont pénétré ni le luxe, ni les arts, ni la manie savante des recherches, ni le monstre à cent bras qu’on appelle industrie. Les révolutions s’y sont à peine fait sentir, et la dernière guerre dont le sol garde une imperceptible trace est celle des huguenauts contre les catholiques ; encore la tradition en est restée si incertaine et si pâle que, si vous interrogiez les habitants, ils vous répondraient que ces choses se sont passées il y a au moins deux mille ans ; car la principale vertue de cette race de cultivateurs, c’est l’insouciance en matière d’antiquités.

Vous pouvez parcourir ses domaines, prier devant ses saints, boire à ses puits, sans jamais courir le risque d’entendre la chronique féodale obligé, ou la légende miraculeuse de rigueur. Le caractère grave et silencieux du paysan n’est pas un des moindres charmes de cette contrée. Rien ne l’étonne, rien ne l’attire. Votre présence fortuite dans son sentier ne lui fera pas même détourner la tête, et si vous lui demandez le chemin d’une ville ou d’une ferme, toute sa réponse consistera dans un sourire de complaisance, comme pour vous prouver qu’il n’est pas dupe de votre facétie. Le paysan du Berri ne conçois pas qu’on marche sans bien savoir où l’on va. À peine son chien daignera-t-il aboyer après vous ; ses enfants se cacheront derrière la haie pour échapper à vos regards ou à vos questions, et le plus petit d’entre eux, s’il n’a pu suivre ses frères en déroute, se laissera tomber de peur dans le fossé en criant de toutes ses forces. Mais la figure la plus impassible sera celle d’un grand bœuf blanc, doyin inévitable de tous les pâturages, qui, vous regardant fixement du milieu du buisson, semblera tenir en respect toute la famille moins grave et moins bienveillante des taureaux effarouché.

À part cette première froideur à l’abord de l’étranger, le laboureur de ce pays est bon et hospitalier, comme ses ombrages paisibles, comme ses pré aromatiques.

Une partie de terrain comprise entre deux petites rivières est particulièrement remarquable par les teintes vigoureuses et sombres de sa végétation, qui lui ont fait donner le nom de Vallée-Noire. Elle n’est peuplée que de chaumières éparses et de quelques fermes d’un bon revenu. Celle qu’on appelle Grangeneuve est fort considérable ; mais la simplicité de son aspect n’offre rien qui altère celle du paysage.

Une avenue d’érable y conduit, et, tout au pied des bâtiments rustiques, l’Indre, qui n’est dans cet endroit qu’un joli ruisseau, se promène doucement au milieu des joncs et des iris jaunes de la prairie.

Dictée corrigée

Bon courage !

Roxane 😉

Le concours d’orthophonie comment ça marche ?

Bonjour à tous 🙂

Je suis heureuse de vous présenter ma toute nouvelle vidéo youtube, qui explique quelles sont les modalités du concours d’orthophonie.

Elle pourra apporter des informations à toutes les personnes qui seraient intéressées par les études d’orthophonie mais qui ne savent pas comment ça marche.

Vidéo : le concours d’orthophonie mode d’emploi

😉

Liste de vocabulaire : semaine 5

Bonjour,

Voici la liste de vocabulaire numéro 5.

Vous trouverez dans cette liste deux mots qui peuvent avoir un lien avec l’orthophonie et qui sont donc susceptibles de tomber dans les concours (logorrhée et paraphasie).

Pour ceux et celles qui ne sont encore qu’en première ou terminale, n’hésitez pas à débuter votre répertoire dès maintenant, cela vous fera gagner du temps ,et le faire au fur et à mesure est moins fastidieux !

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Bon courage à tous 😉

Roxane

Dictée à corriger : semaine 3

Bonjour,

Voici la dictée à corriger numéro 3 !

N’hésitez pas à me suivre sur ma page Facebook « je réussis le concours d’orthophoniste » en cliquant sur j’aime, et sur mon compte Twitter @Concoursortho pour suivre mes actualités et publications !

Bon courage pour la dictée 😉

DENISE était venue à pieds de la gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l’avait débarqué avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d’un wagon de troisième classe. Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarées et perdus, au milieu du vaste Paris, le nez levé sur les maisons, demandant à chaque carrefour la rue de la Michodière, dans laquel leur oncle Baudu demeurait. Mais, comme elle débouchait enfin sur la place Gaillon, la jeune fille s’arrêta net de surprise.

- Oh ! dit-elle, regarde un peu, Jean ! Et ils restèrent plantés, serrés les uns contre les autres, tout en noir, achevant les vieux vêtements du deuil de leur père.

Elle, chétive pour ses vingt ans, l’air pauvre, portait un léger paquet ; tandis que, de l’autre côté, le petit frère, âgé de cinq ans, se pendait à son bras, et que, derrière son épaule, le grand frère, dont les seize ans superbe florissaient, était debout, les mains balantes.

- Ah bien ! reprit-elle après un silence, en voilà un magasin ! C’était, à l’encoignure de la rue de la Michodière et de la rue Neuve-Saint-Augustin, un magasin de nouveautés dont les étalages éclataient en notes vives, dans la douce et pâle journée d’octobre. Huit heures sonnait à Saint-Roch, il n’y avait sur les trottoires que le Paris matinal,les employés filant à leurs bureaux et les ménagères courant les boutiques. Devant la porte, deux commis, montés sur une échelle double, finissaient de pendre des lainages, tandis que, dans une vitrine de la rue Neuve-Saint-Augustin, un autre commis, agennouillé et le dos tourné, plissait délicatement une pièce de soie bleue. Le magasin, vide encore de clientes, et où le personnel arrivaient à peine, bourdonnaient à l’intérieur comme une ruche qui s’éveille.

- Fichtre ! dit Jean. Ça enfonce Valognes… Le tiens n’était pas si beau. Denise hocha la tête. Elle avait passé deux ans là-bas, chez Cornaille, le premier marchand de nouveautés de la ville ; et ce magasin, rencontré brusquement, cette maison énorme pour elle, lui gonflait le choeur, la retenait, émue, intéressée, oublieuse du reste. Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, toute en glace, montait jusqu’à l’entre-sol, au milieu d’une complication d’ornements, chargés de dorures.

Dictée 3 correction

Dictée à corriger : semaine 2

Bonjour,

Voici la dictée à corriger numéro 2 !

Bon courage 😉

Lorsque le lendemain un beau soleil rouge, mais sans rayon, comme c’est l’habitude dans les jours privilégiés de l’hiver, se leva derrière les collines de Paris, tout depuis deux heures était déjà en mouvement dans la cour du Louvre.

Un magnifique barbe, nerveux quoi que élancé, aux jambes de cerfs sur lesquelles les veines se croisaient comme un réseau, frappant du pied, dressant l’oreille et soufflant le feu par ses narines, attendait Charles IX dans la cour ; mais il était moins impatient encore que son maitre, retenu par Catherine, qui l’avait arrêté au passage pour lui parler, disait-elle, d’une affaire importante.

Tout deux étaient dans la galerie vitrée, Catherine froide, pâle et impassible comme toujours, Charles IX frémissant, rongeant ses ongles et fouettant ses deux chiens favoris, revêtus de cuirasses de mailles pour que le boutoir du sanglier n’eut pas de prise sur eux et qu’ils pussent impunément affronter le terrible animal. Un petit écusson aux armes de France était cousut sur leur poitrine à peu près comme sur la poitrine des pages, qui plus d’une fois avaient envié les privilèges de ces bienheureux favoris.

– Faites-y bien attention, Charles, disait Catherine, nul que vous et moi ne sait encore l’arrivé prochaine des Polonais ; cependant le roi de Navarre agit, Dieu me pardonne ! comme s’il le savait. Malgrés son abjuration, dont je me suis toujours défié, il a des intelligences avec les huguenots. Avez-vous remarqué comme il sort souvent depuis quelques jours ? Il a de l’argent, lui qui n’en a jamais eu ; il achète des chevaux, des armes, et, les jours de pluie, du matin au soir il s’exerce à l’escrime.

– Et ! mon Dieu, ma mère, fit Charles IX impatienté, croyer-vous point qu’il ait l’intention de me tué, moi, ou mon frère d’Anjou ? En ce cas il lui faudra encore quelques leçons, car hier je lui ai compté avec mon fleuret onze boutonières sur son pourpoint qui n’en a cependant que six. Et quant à mon frère d’Anjou, vous savez qu’il tire encore mieux que moi ou tout aussi bien, à ce qu’il dit du moins.

Correction de la dictée à télécharger

Dictée à corriger : semaine 1

Bonjour à tous,

Je vais démarrer une nouvelle rubrique sur mon blog, qui je l’espère vous plaira !

Cette rubrique concerne les dictées à corriger, j’essaierai de publier une dictée à corriger chaque vendredi !

Fréquentes au concours d’orthophonie, elles nécessitent un entraînement régulier.

Plus vous serez entraîné(e)s, plus la gymnastique d’esprit qu’elles nécessitent se mettra en place et vous permettra d’être performant(e)s dans ce type d’exercice et d’améliorer votre orthographe.

Bon courage à tous !

C’est parti !

La dictée à corriger :

Pour s’y reconnaitre, il grimpa sur le talu d’où il avait sauté.

Lentement et difficilement, comme à l’aller, il se guida entre les herbes et les eaux, à travers les clôtures de soles, et s’en fut chercher sa voiture dans le fond du pré où il l’avait laissée. La voiture n’y était plus… Immobile, la tête batante, il s’efforça d’écouter tous les bruits de la nuit, croyant à chaque seconde entendre sonner tout pré le collier de la bête. Rien… Il fit le tour du pré ; la barrière était à demie ouverte, à demi renversée, comme si une roue de voiture avait passé dessus. La jument avait dû, par là, s’échapper toute seule.

Remontant le chemin, il fit quelques pas et s’embarrassa les pieds dans la couverture qui sans doute avait glissé de la jument à terre. Il en conclu que la bête s’était enfuie dans cette direction. Il se prit à courir.

Sans autre idée que la volonté tenace et folle de rattraper sa voiture, tout le sang au visage, en proi à ce désir panique qui ressemblait à la peur, il courait… Parfois son pied butait dans les ornières. Aux tournants, dans l’obscurité totale, il se jetait contre les clôtures, et, déjà trop fatigué pour s’arrêter à temps, s’abattait sur les épines, les bras en avant, se déchirant les mains pour se protéger le visage. Parfois, il s’arrêtait, écoutait et repartais. Un instant, il crû entendre un bruit de voiture ; mais ce n’était qu’un tombereau chaotant qui passait très loin, sur une route, à gauche…

La correction à télécharger : 

Dictée- semaine 1 correction

Liste de vocabulaire : semaine 2

Bonjour à tous,

Comme chaque lundi vous trouverez une sélection de 10 mots de vocabulaire à ajouter à votre répertoire.

Je vous donne une petite astuce, recherchez les synonymes et les antonymes de chaque mot, et notez-les avec une couleur différente sur votre répertoire.

Certains concours comme celui de Paris ont des épreuves basées sur les antonymes et les synonymes.

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Bonnes révisions !

Roxane 😉