Dictée : 19

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien !

Voici la dictée à corriger du jour !

Ce peu de mots, comme le fil qui romp le vol de l’insecte, me rejeta violemment dans la réalité. Je revis soudain, comme dans la lumière d’un éclair, la sombre salle des assises, le fer à cheval des juges chargés de haillon ensanglantés, les trois rangs de témoins aux faces stupides, les deux gendarmes aux deux bouts de mon banc, et les robes noires s’agité et les têtes de la foule fourmillier au fond dans l’ombre, et s’arrêter sur moi le regard fixe de ces douze jurés, qui avaient veillé pendant que je dormais !

Je me levais ; mes dents claquaient, mes mains tremblaient et ne savaient ou trouver mes vêtements, mes jambes étaient faibles. Au premier pas que je fis, je trébuchai comme un portefaix trop chargé. Cependant je suivis le gêolier.

Les deux gendarmes m’attendaient au seuil de la cellule. On me remit les menottes. Cela avait une petite serrure compliquée qu’ils fermèrent avec soin.

Je laissai faire : c’était une machine sur une machine.

Nous traversâmes une cour intérieure. L’air vif du matin me ranima. Je levais la tête. Le ciel était bleu, et les rayons chaud du soleil, découpés par les longues cheminées, traçaient de grands angles de lumière au faîte des murs hauts et sombres de la prison. Il faisait beau en effet.

Nous montâmes un escalier tournant en vis ; nous passâmes un corridore, puis un autre, puis un troisième ; puis une porte basse s’ouvrit. Un air chaud, mêlé de bruit, vint me frapper au visage ; c’était le souffle de la foule dans la salle des assises. J’entrai.

correction

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