Dictée à corriger : semaine 12

Bonjour à tous,

Comme promis, la dictée du vendredi !

Bon courage !

😉

La dictée :

L’effort qu’elle faisait pour se cacher était si naturelle, qu’il paraissait venir d’un sentiment de modestie. Comme les six gardes qui accompagnait cette malheureuse bande étaient aussi dans la chambre, je pris le chef en particulier et je lui demandai quelques lumières sur le sort de cette belle fille. Il ne put m’en donner que de forts générales. Nous l’avons tirée de l’Hôpital, me dit-il, par ordre de M. le Lieutenant général de Police. Il n’y a pas d’apparence qu’elle y eût été renfermée pour ses bonnes actions. Je l’ai interrogé plusieurs fois sur la route, elle s’obstine à ne me rien répondre. Mais, quoique je n’aie pas reçu ordre de la ménager plus que les autres, je ne laisse pas d’avoir quelques égards pour elle, parce qu’il me semble qu’elle vaut un peu mieux que ses compagnes. Voilà un jeune homme, ajouta l’archer qui pourrait vous instruire mieux que moi sur la cause de sa disgrâce ; il l’a suivie depuis Paris, sans sesser presque un moment de pleurer Il faut que ce soit son frère ou son amant. Je me tournai vers le coin de la chambre où ce jeune homme était assis. Il paraissait ensseveli dans une rêverie profonde. Je n’ai jamais vu de plus vive image de la douleur.

Il était mis fort simplement ; mais on distingue, au premier coup d’oeil, un homme qui a de la naissance et de l’éducation. Je m’approchai de lui. Il se leva ; et je découvris dans ses yeux, dans sa figure et dans tout ses mouvements, un air si fin et si noble que je me sentis porté naturellement à lui vouloir du bien. Que je ne vous trouble point, lui dis-je, en m’asseyant près de lui. Voulez-vous bien satisfaire la curiosité que j’ai de connaître cette belle personne, qui ne me paraît point faite pour le triste état où je la vois ? Il me répondit honnètement qu’il ne pouvait m’apprendre qui elle était sans se faire connaître lui-même, et qu’il avait de fortes raisons pour souhaiter de demeurer inconnu. Je puis vous dire, néanmoins, ce que ces misérables n’ignorent point, continua-t-il en montrant les archers, c’est que je l’aime avec une passion si violente qu’elle me rend le plus infortuné de tous les hommes. J’ai tout employé, à Paris, pour obtenir sa liberté. Les sollicitations, l’adresse et la force m’ont été inutile ; j’ai pris le partit de la suivre, dut-elle aller au bout du monde. Je m’embarquerai avec elle ; je passerai en Amérique. Mais ce qui est de la dernière inumanité, ces lâches coquins, ajouta-t-il en parlant des archers, ne veulent pas me permettre d’approcher d’elle. Mon dessein était de les attaquer ouvertement, à quelques lieues de Paris. Je m’étais associé quatre hommes qui m’avaient promis leur secoure pour une somme considérable. Les traîtres m’ont laissé seul aux mains et sont partis avec mon argent.

Dictée 12 correction

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *