Dictée à corriger : semaine 3

Bonjour,

Voici la dictée à corriger numéro 3 !

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Bon courage pour la dictée 😉

DENISE était venue à pieds de la gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l’avait débarqué avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d’un wagon de troisième classe. Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarées et perdus, au milieu du vaste Paris, le nez levé sur les maisons, demandant à chaque carrefour la rue de la Michodière, dans laquel leur oncle Baudu demeurait. Mais, comme elle débouchait enfin sur la place Gaillon, la jeune fille s’arrêta net de surprise.

- Oh ! dit-elle, regarde un peu, Jean ! Et ils restèrent plantés, serrés les uns contre les autres, tout en noir, achevant les vieux vêtements du deuil de leur père.

Elle, chétive pour ses vingt ans, l’air pauvre, portait un léger paquet ; tandis que, de l’autre côté, le petit frère, âgé de cinq ans, se pendait à son bras, et que, derrière son épaule, le grand frère, dont les seize ans superbe florissaient, était debout, les mains balantes.

- Ah bien ! reprit-elle après un silence, en voilà un magasin ! C’était, à l’encoignure de la rue de la Michodière et de la rue Neuve-Saint-Augustin, un magasin de nouveautés dont les étalages éclataient en notes vives, dans la douce et pâle journée d’octobre. Huit heures sonnait à Saint-Roch, il n’y avait sur les trottoires que le Paris matinal,les employés filant à leurs bureaux et les ménagères courant les boutiques. Devant la porte, deux commis, montés sur une échelle double, finissaient de pendre des lainages, tandis que, dans une vitrine de la rue Neuve-Saint-Augustin, un autre commis, agennouillé et le dos tourné, plissait délicatement une pièce de soie bleue. Le magasin, vide encore de clientes, et où le personnel arrivaient à peine, bourdonnaient à l’intérieur comme une ruche qui s’éveille.

- Fichtre ! dit Jean. Ça enfonce Valognes… Le tiens n’était pas si beau. Denise hocha la tête. Elle avait passé deux ans là-bas, chez Cornaille, le premier marchand de nouveautés de la ville ; et ce magasin, rencontré brusquement, cette maison énorme pour elle, lui gonflait le choeur, la retenait, émue, intéressée, oublieuse du reste. Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, toute en glace, montait jusqu’à l’entre-sol, au milieu d’une complication d’ornements, chargés de dorures.

Dictée 3 correction

2 réflexions au sujet de « Dictée à corriger : semaine 3 »

  1. Bonjour Roxanne,

    Merci pour ton super blog ! Quel travail !
    Deux questions concernant la dictée n°3.
    Tout d’abord, je ne comprends pas cette tournure de phrase : « les employés filant à leur à bureaux ». Serait-ce une coquille pour « les employés filant à l’heure au bureau » ? Dans la correction, la tournure est exactement la même.
    Enfin, « toute en glace », j’ai pensé qu’il s’agissait de l’adverbe « tout » (que l’on pourrait remplacer par « entièrement »), mais ce n’est pas le cas, vu ta correction. Peux-tu m’expliquer la nuance, s’il te plait 🙂 ?

    Je te remercie encore pour ton incroyable travail sur ce blog, mais aussi pour ta réponse à venir !

    À bientôt !
    Mai 🙂

    1. Bonjour,
      Après quelques recherches plusieurs textes sur le net mettent  » les employés filant à leur à bureaux », mais cette tournure est bizarre, je pense que c’est une erreur de frappe, il s’agit en fait de  » les employés filant à leurs bureaux ».
      Pour « toute en glace » en revanche, j’ai réussi à trouver le texte « original » sans erreur et c’est bien cela. Je viens de modifier l’article. Merci pour ta remarque.
      A bientôt,

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