Dictée à corriger : semaine 4

Bonjour à tous !

J’espère que vous allez bien et que vous continuez à bien vous entraîner pour ces fameux concours !

Au fait, avez-vous vu ma dernière vidéo expliquant ce qu’est le concours d’orthophonie ?

Sinon, rendez-vous dans la section « vidéos ».

N’hésitez pas à la partager et à mettre un petit « j’aime » ça fait toujours plaisir de voir que des gens vont voir notre travail quand on y a passé du temps 😉 .

Trêve de bavardage !

Voici la dictée à corriger et comme d’habitude le lien pour la correction en dessous !

La partie sud-est du Berry renferme quelques lieus d’un pays singulièrement pitoresque. La grande route qui le traverse dans la direction de Paris à Clermont étant bordée des terres les plus habitées, il est difficile au voyageur de soupconner la beauté des sites qui l’avoisinent. Mais à celui qui, cherchant l’ombre et le silence, s’enfoncerait dans un de ces chemins tortueux et encaissés qui débouchent sur la route à chaque instant, bientôt se révélerait de frais et calmes paysages, des prairies d’un vert tendre, des ruisseaux mélancoliques, des massifs d’aunes et de frênes, toute une nature suave et pastorale. En vain chercherait-il dans un rayon de plusieurs lieus une maison d’ardoise et de moellons. À peine une mince fumée bleue, venant à trembloter derrière le feuillage, lui annoncerait le voisinage d’un toit de chaûme ; et s’il apercevait derrière les noyers de la coline la flèche d’une petite église, au bout de quelques pas il découvrirait un campanile de tuiles rongées par la mousse, douze maisonnettes éparses, entourées de leurs vergers et de leurs chènevières, un ruisseau avec son pont formé de trois soliveaux, un cimetière d’un arpent carré fermé par une haie vive, quatre ormeaux en quinconce et une tour ruinée. C’est ce qu’on appelle un bourg dans le pays.

Rien n’égal le repos de ces campagnes ignorées. Là n’ont pénétré ni le luxe, ni les arts, ni la manie savante des recherches, ni le monstre à cent bras qu’on appelle industrie. Les révolutions s’y sont à peine fait sentir, et la dernière guerre dont le sol garde une imperceptible trace est celle des huguenauts contre les catholiques ; encore la tradition en est restée si incertaine et si pâle que, si vous interrogiez les habitants, ils vous répondraient que ces choses se sont passées il y a au moins deux mille ans ; car la principale vertue de cette race de cultivateurs, c’est l’insouciance en matière d’antiquités.

Vous pouvez parcourir ses domaines, prier devant ses saints, boire à ses puits, sans jamais courir le risque d’entendre la chronique féodale obligé, ou la légende miraculeuse de rigueur. Le caractère grave et silencieux du paysan n’est pas un des moindres charmes de cette contrée. Rien ne l’étonne, rien ne l’attire. Votre présence fortuite dans son sentier ne lui fera pas même détourner la tête, et si vous lui demandez le chemin d’une ville ou d’une ferme, toute sa réponse consistera dans un sourire de complaisance, comme pour vous prouver qu’il n’est pas dupe de votre facétie. Le paysan du Berri ne conçois pas qu’on marche sans bien savoir où l’on va. À peine son chien daignera-t-il aboyer après vous ; ses enfants se cacheront derrière la haie pour échapper à vos regards ou à vos questions, et le plus petit d’entre eux, s’il n’a pu suivre ses frères en déroute, se laissera tomber de peur dans le fossé en criant de toutes ses forces. Mais la figure la plus impassible sera celle d’un grand bœuf blanc, doyin inévitable de tous les pâturages, qui, vous regardant fixement du milieu du buisson, semblera tenir en respect toute la famille moins grave et moins bienveillante des taureaux effarouché.

À part cette première froideur à l’abord de l’étranger, le laboureur de ce pays est bon et hospitalier, comme ses ombrages paisibles, comme ses pré aromatiques.

Une partie de terrain comprise entre deux petites rivières est particulièrement remarquable par les teintes vigoureuses et sombres de sa végétation, qui lui ont fait donner le nom de Vallée-Noire. Elle n’est peuplée que de chaumières éparses et de quelques fermes d’un bon revenu. Celle qu’on appelle Grangeneuve est fort considérable ; mais la simplicité de son aspect n’offre rien qui altère celle du paysage.

Une avenue d’érable y conduit, et, tout au pied des bâtiments rustiques, l’Indre, qui n’est dans cet endroit qu’un joli ruisseau, se promène doucement au milieu des joncs et des iris jaunes de la prairie.

Dictée corrigée

Bon courage !

Roxane 😉

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