Dictée à corriger : semaine 5

Bonjour à tous,

Voici la nouvelle dictée à corriger !

Même si tous les concours ne proposent pas cette épreuve, il y a toujours des épreuves d’orthographe dans les concours !

Vous entraîner à corriger des dictées permet d’acquérir une gymnastique d’esprit et des connaissances .

Voici la dictée :

Quand nous examinons les variétés héréditaires ou les races de nos animaux domestiques et de nos plantes cultivés et que nous les comparons à des espèces très voisines, nous remarquons ordinairement, comme nous l’avons déjà dit, chez chaque race domestique, des caractères moins uniformes que chez les espèces vraies. Les races domestiques présentent souvent un caractère quelque peu monstrueux ; j’entend par là que, bien que différent les unes des autres et des espèces voisines du même genre par quelques légers caractères, elles diffèrent souvent à un haut degré sur un point spécial, soit qu’on les compares les unes aux autres, soit surtout qu’on les compare à l’espèce sauvage dont elles se rapprochent le plus. À cela près (et sauf la fécondité parfaite des variétés croisées entre elles, sujet que nous discuterons plus tard), les races domestiques de la même espèce diffèrent l’une de l’autre de la même manière que font les espèces voisines du même genre à l’état sauvage ; mais les différences, dans la plupart des cas, sont moins considérables. Il faut admettre que ce point est prouvé, car des juges compétents estiment que les races domestiques de beaucoup d’animaux et de beaucoup de plantes descendent d’espèces originèles distinctes, tandis que d’autres juges, non moins compétents, ne les regardent que comme de simples variétés. Or, si une distinction bien tranchée existait entre les races domestiques et les espèces, cette sorte de doute ne se présenterait pas si fréquemment. On a répété souvent que les races domestiques ne diffèrent pas les unes des autres par des caractères ayant une valeur générique. On peut démontrer que cette asserssion n’est pas exacte ; toute fois, les naturalistes ont des opinions très différentes quant à ce qui constitue un caractère génétique, et, par conséquent, toutes les appréciations actuelles sur ce point sont purement empyriques. Quand j’aurai expliqué l’origine du genre dans la nature, on verra que nous ne devons nullement nous attendre à trouver chez nos races domestiques des différences d’ordre générique.

Nous en sommes réduits aux hypothèses dès que nous essayons d’estimé la valeur des différences de conformation qui séparent nos races domestiques les plus voisines ; nous ne savons pas, en effet, si elles descendent d’une ou de plusieurs espèces mères. Ce serait pourtant un point fort intéressant à élucidé. Si, par exemple, on pouvait prouver que le Lévrier, le Limier, le Terrier, l’Epagneul et le Bouledogue, animaux dont la race, nous le savons, se propage si purement, descendent tous d’une même espèce, nous serions évidamment autorisés à douter de l’immutabilité d’un grand nombre d’espèces sauvages étroitement alliées, celle des renards, par exemple, qui habitent les diverses parties du globe. Je ne crois pas, comme nous le verrons tout à l’heure, que la somme des différences que nous constatons entre nos diverses races de chien se soit produite entièrement à l’état de domesticité ; j’estime, au contraire, qu’une partie de ces différences proviennent de ce qu’elles descendent d’espèces distinctes. À l’égard des races fortement accusées de quelques autres espèces domestiques, il y a de fortes présemptions, ou même des preuves absolues, qu’elles descendent toutes d’une souche sauvage unique.

DICTEE CORRIGEE

A bientôt !

Roxane

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *