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Les témoignages

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je suis heureuse d’ouvrir une nouvelle rubrique sur mon blog ; les témoignages !
Tout d’abord merci à toutes les filles qui ont contribué à alimenter cette rubrique !

Vos témoignages sont précieux pour encourager les candidats qui préparent le concours et qui enchaînent parfois les échecs et se sentent découragés.

Pourquoi des témoignages ? Parce que psychologiquement, quand on prépare un concours aussi difficile, les témoignages on en a besoin !

On a besoin de voir que d’autres sont passés par les mêmes phases, les mêmes remises en questions et qu’ils ont réussi !

A l’époque où j’errais sur le net à la recherche de témoignages, j’étais tombée sur le blog d’un jeune homme qui racontait son périple avec les concours d’orthophonie et cela m’avait fait un bien fou !

Voilà pourquoi, en 2006, j’ai à mon tour raconté mon histoire et aujourd’hui je partage avec vous des témoignages plus récents de personnes qui sont passées par là. Cette rubrique me tient vraiment à coeur car je pense réellement qu’elle peut vous faire du bien !

Ce concours est tellement éprouvant ! L’entourage ne comprend pas toujours notre persévérance malgré les échecs successifs et ne mesure pas  la difficulté du concours. Voir que toutes ces personnes sont passées par les mêmes épreuves rassure et booste. Je vous encourage à venir lire ou relire les témoignages dès que vous avez un peu le moral dans les chaussettes pour vous remotiver !

Croyez en vous, ne lâchez pas ! Si c’est vraiment ce que vous voulez faire vous y arriverez ! Ces témoignages en sont la preuve ! Tenez bon !

Entraidez-vous, ne voyez pas les autres comme des concurrents mais comme des alliés ! Révisez à plusieurs, soutenez-vous !

D’autres témoignages suivront, cette rubrique sera actualisée donc n’hésitez pas venir y faire un tour régulièrement !

Et si personne d’autre que vous ne croit en votre réussite, moi j’y crois car je suis passée par là et je sais que c’est possible ! Alors foncez !

Et n’oubliez pas : « if you can dream it you can do it  » Walt Disney

Ps: Si vous souhaitez témoigner à votre tour, n’hésitez pas !

Les témoignages

Le témoignage de Nathalie : Paris

Les concours d’orthophonie ne sont pas réservés aux jeunes filles (et rares jeunes hommes) sortant de prépa. Non, non, non. A 40 ans, j’ai moi aussi tenté ma chance et j’ai réussi !

Alors bien sûr ce n’est pas un parcours de santé. Entre le travail à temps plein, les enfants, le mari et le quotidien à assurer, mais c’est faisable. Il faut un peu de volonté, une grande motivation et de bonnes bases de travail.

En commençant à m’intéresser à ces concours je me suis vite retrouvée noyée sous une masse d’informations. Il y a tellement de choses à savoir, de règles de grammaire à maîtriser, de vocabulaire à ingurgiter qu’on se sent perdu.

J’ai donc ciblé plus précisément les concours qui m’intéressaient. Etant en reconversion, ma mobilité géographique était limitée et je n’en ai passé que trois, ce qui m’a permis d’affiner un peu mon travail de révision. Munies des annales j’ai ainsi pu cerner les particularités de chaque concours et établir ce que je devais travailler en priorité. Et à partir de là, on se retrousse les manches, et on se lance !

Je travaillais chaque soir environ 2 heures (parfois moins, rarement plus) et j’y consacrais également quelques heures le week-end. Ce n’est pas toujours facile de se dégager du temps, mais on prend vite le rythme. Le plus important à mon sens n’étant pas le nombre d’heures passées à réviser, mais la qualité du travail fourni. Il vaut mieux travailler 2 heures en étant bien concentrée, qu’y passer une après-midi en dilettante.

J’étais abonnée à 2 sites de préparation à distance (QCMPlus et Atouts concours) qui pour des prix modiques offrent énormément d’exercices, de Qcm, de cours et même la possibilité de participer à des concours blancs. J’ai également investi dans quelques livres Vuibert qui sont vraiment très complets.

Et pendant plusieurs mois ma routine s’est installée. J’ai révisé ma grammaire, point par point, fait et refait des exercices et noté avec plaisir au fur et à mesure une progression. Pour le vocabulaire, je me faisais de petites fiches recto/verso avec la définition du mot, son genre, et quelques synonymes et antonymes. Je les révisais régulièrement, demandais à mon mari ou à mes filles de m’interroger (un vrai travail d’équipe ce concours !) Pour l’orthographe lexicale, des Qcm et des exercices encore et encore.

Je me faisais également des listes de noms masculins/féminins, des fiches avec des exceptions notables, des orthographes particulières. Je punaisais le tout au-dessus de mon bureau pour les avoir sous les yeux. Des semaines à ne penser qu’à ça !

Et puis les concours sont arrivés ! Je ne vous parlerai que de celui de Paris, puisque c’est celui que j’ai décroché. Du monde, beaucoup de monde (environ 2500 personnes chaque année), il faut respirer un grand coup, ne pas paniquer et vous dire que si vous êtes là, ce n’est pas pour rien !

Nous sommes installés dans de grands halls, et une fois que tout le monde a trouvé sa place on nous distribue les sujets. L’épreuve est rapide : 1h30 chrono !

On y retrouve une grande partie grammaire/orthographe/vocabulaire, un texte avec des questions de compréhension, et une dernière partie logique mathématique. Tout est sous forme de QCM. Pour la première partie, je dirais qu’il faut consacrer 15mn au vocabulaire, puis 15mn à l’orthographe/grammaire. C’est une partie très importante car elle représente 70% de la note finale.

Ensuite passer directement à la partie logique (15mn) et finir par la compréhension de texte (35mn) J’avais lu que chaque année des candidats passent trop de temps sur la compréhension de texte et n’ont plus assez de temps pour la logique. Même si c’est un faible coefficient, c’est toujours bien de pouvoir y grappiller quelques points, parce que pour le classement final chaque point va compter !

Il est très important de se garder 5/10mn pour une relecture efficace. Ça peut permettre de repérer des erreurs ou de répondre à une question qu’on avait laissée de côté. En effet, il vaut mieux passer une question sur laquelle on bloque, et y revenir un peu plus tard. La solution sera alors peut être plus évidente, avec le stress le cerveau peut jouer des tours !

En sortant j’étais contente de moi, mais quand même incertaine. Il y avait tellement de candidats ! Les résultats sont tombés très rapidement, et j’étais admissible. Une grande joie et un grand soulagement, on souffle un peu et on s’y remet ! Il ne s’agirait pas de rater l’oral si près du but !

L’oral de Paris est redouté par beaucoup de candidats parce qu’il est très technique et ne laisse que rarement la chance d’exposer ses motivations. J’ai lu beaucoup de témoignages sur le site des étudiants parisiens (APEO). C’est une mine d’or pour se préparer. J’ai également acheté le Vuibert pour l’oral qui est très bien fait.

Forte de toutes ces informations, je me suis entrainée chaque soir avec mon mari : rétention de mots, vocabulaire (encore !), résumé de texte et divers exercices de mémorisation. Avec une petite demi-heure tous les soirs on progresse vite ! On peut facilement se préparer de petits exercices à l’avance, le tout c’est d’avoir un binôme pour travailler.

Et le jour tant attendu est arrivé, j’étais convoquée en début d’après-midi, comme une vingtaine d’autres candidats. L’appel est fait dans le hall et ensuite on est dirigé vers la salle de notre jury. Un peu d’attente devant la porte qui enfin s’ouvre pour moi.

Mon jury était composé de deux orthophonistes plutôt sympathiques. On commence rapidement, les exercices s’enchainent : une question à laquelle on doit répondre par écrit (la mienne portait sur la science et la vérité), rétention de mots et dates, définition de vocabulaire, exercice de mémoire avec lettres et chiffres, répétition de logatomes et lecture et résumé d’un texte. Les 30 minutes passent très vite. A la fin ils m’ont demandé pourquoi cette reconversion. J’ai saisi ma chance d’exposer mes motivations, ils ont rebondi sur mes réponses et on a eu un petit échange sur le métier.

Si j’avais un conseil à donner pour Paris (mais ça doit être valable ailleurs aussi) c’est de rester toujours souriant et de ne pas se laisser démonter par un jury ou un exercice difficile. Il faut montrer sa capacité à rebondir sur une difficulté, ne pas se laisser envahir par le stress. Les jurys cherchent de futurs professionnels, de futurs collègues, gardez toujours ça en tête et montrez-leur que vous en avez l’étoffe !

Je suis ressortie contente de moi. J’avais plutôt bien réussi les exercices et j’avais pu discuter de ma reconversion. J’étais sur mon petit nuage, et moins d’une semaine plus tard j’ai appris mon admission définitive. Ce n’est que le début, 5 années de travail m’attendent maintenant, mais quel bonheur de pouvoir intégrer une école.

Ma conclusion sera faites-vous confiance, c’est possible ! Avec du travail bien sûr, mais aussi du bon sens et parfois un peu de recul. Ne vous épuisez pas à apprendre le dictionnaire, organisez votre travail en fonction de vos points forts/faibles et des concours que vous visez et l’année prochaine c’est vous qui fêterez votre admission !

Le témoignage de Lisa : Caen

Après deux échecs en paces j’ai décidé de m’orienter vers une préparation aux concours d’orthophonie. Je me suis inscrite à une prépa en ligne et en parallèle à une Licence 1 de biologie à la fac, car je voulais quand même avancer dans les études en cas d’échec aux concours. Je n’avais à l’époque aucune idée de l’investissement que les concours demandaient et de la difficulté que ce « double cursus » allait représenter.

De septembre à décembre je travaillais les exercices (règles d’orthographe, conjugaison, grammaire, culture générale,  que prepascore m’envoyait chaque jour (+un concours blanc le samedi) en plus de mes cours de bio. Ça n’était pas ingérable mais je n’avais le temps de faire rien d’autre de mes semaines. A partir de janvier j’ai du mettre un peu de côté la bio (même si je continuais à aller en cours) pour me consacrer plus amplement à la préparation des concours. J’ai souscrit un mois avant mon premier concours (Nantes) un abonnement a qcm plus, qui m’a permis de progresser énormément au niveau de la rapidité de réponse aux qcm.

Le concours de Caen était celui que je voulais le plus car c’est la ville où j’habite. Ce fut mon 2ème concours.

Les épreuves d’admissibilité prenaient la forme de deux qcm de 45 minutes. Le premier portant sur le français (grammaire, orthographe, conjugaison…) et le deuxième sur la culture générale. Les annales de qcm plus m’avaient très bien préparée pour les questions de français, puisque c’est souvent le même type de sujet qui tombe. Pour la culture générale il n’y avait rien de particulier mais bien connaître la ville de Caen était un avantage certain. Les résultats sont tombés deux semaines plus tard, j’étais admissible !! Au début j’étais sur mon petit nuage mais j’ai dû me ressaisir très vite : il fallait préparer les épreuves d’admission et surtout l’oral.

Ma préparation à l’oral a consisté en plusieurs entretiens Skype avec un prof de prepascore.

Le 7 avril, je passais la 2ème partie des épreuves écrites, une mini-dissert de 5 lignes et un résumé de texte et une dictée qui n’était pas compliquée à mon sens, mais qui paraissait interminable. Le lendemain je passais l’oral, je suis tombée sur un jury qui m’a beaucoup déstabilisée et qui m’a paru très antipathique. J’ai dû lire un texte, chanter, répéter des logatomes et faire de la rétention de phrases et de chiffres. Quand est venu le temps d’exposer mes motivations je me suis sentie très déstabilisée par leurs questions et j’ai cru que je n’arrivais pas à faire passer ma motivation (j’ai appris plus tard que j’avais eu 15 à l’oral donc ne vous fiez pas à vos impressions 😉 ).

Deux mois plus tard, soit une éternité pour moi, les résultats tombaient : j’étais admise sur liste principale, dans la ville que je voulais !

J’ai eu deux autres admissibilités (Nantes et Rouen) mais je n’ai pas passé les oraux, et j’ai tout de même validé ma L1 de bio, même si le deuxième semestre qui coïncidait avec le passage de tous les concours a été très éprouvant au niveau du stress et de l’organisation.

Le témoignage d’Anne : Rouen

J’ai préparé le concours d’orthophonie en école préparatoire. Les cours se sont déroulés de septembre à juin.

Nous apprenions 200 mots du dictionnaire par semaine.

Nous avons appris des listes d’orthographe lexicale et des homonymes/ paronymes. Pour ma part je trouve qu’apprendre les homonymes/paronymes et l’orthographe aide beaucoup pour le concours. Je conseille donc les vuiberts orthographe et vocabulaire,  je trouve qu’ils sont bien faits. Nous avions aussi de la culture générale, où nous étudions l’actualité, nous faisions beaucoup de qcm et apprenions le titre des œuvres des auteurs classiques (Camus, Sartre etc ) ; la culture générale est importante pour des concours comme Poitiers, Caen, Strasbourg.

J’ai passé  9 concours( Toulouse, Nantes, Amiens, Caen, Bordeaux, Limoges, Lille, Poitiers et Rouen)

Je n’ai été admissible qu’à Rouen, c’est pour cela que je conseille à toutes celles et ceux qui passent des concours de passer les concours plus tardifs et de croire en eux jusqu’au bout car il suffit d’un concours.

Ecrit de Rouen : environ 1200 candidats (épreuve de pré-admissibilité et admissibilité se déroule en 1 après-midi)

Il faut savoir que l’association OREO vend des annales de Rouen. Cela aide à voir le type de questions présentes dans le concours.

Pré-admissibilité : QCM de 90 questions en  1 heure :

30 questions d’orthographe lexicale, 30 questions de maîtrise de la langue (où attention il y a des questions de maîtrise de la langue française, 30 questions de logique mathématique d’ailleurs pour cette partie il faut faire attention car les énoncés sont assez longs et où  les problèmes sont de difficultés variables. En 1 heure c’est jouable mais il ne faut pas perdre de temps. Pour chaque partie du qcm il y a une éliminatoire, pour ne pas être  éliminé il faut avoir plus de 6/20 dans chaque partie.

J’ai donc travaillé surtout l’orthographe lexicale (beaucoup de dictée de mots, apprendre l’orthographe grâce à des moyens mnémotechniques), j’ai appris quelques notions de phonétiques (voyelles labiales, non labiales) et j’ai fait pas mal de problèmes de mathématiques (j’avais « Tous les tests psychotechniques des concours paramédicaux » de Benoit Priet.

Après le qcm, il ne corrige que les 400 premiers candidats.

Résumé : 1h, texte de 4 à 5 pages.  Il me semble qu’il fallait le résumé en 180 mots.

Cela parlait de la fonction du langage. Généralement le texte à résumer traite du langage.

Il ne faut pas prendre trop son temps car l’heure passe très vite néanmoins il ne faut pas avoir peur de la longueur du texte car il y a beaucoup d’exemples. Pour se préparer au résumé, il faut en faire régulièrement tout au long de l’année.

Etude de documents : 1 h

Ce type d’exercice est assez simple néanmoins ce qui pose problème c’est le temps.

Je pense qu’il faut surtout prendre le temps de bien lire le sujet et les questions avant de répondre car nous avons très peu de temps pour nous relire. Cette année le sujet traitait de la compréhension de différents sons sur des élèves de maternelle et de cp.

C’était surtout de l’analyse de documents, des graphiques à effectuer mais il n’y avait pas de calcul contrairement aux autres années.

Pour préparer ces épreuves, j’ai fait les sujets de 2013 et de 2014.

Oral : 120 admissibles pour 28 places. Les notes de l’écrit ne comptent pas pour le classement final.

Oral de groupes : 20 minutes, le jury est constitué généralement d’une psychologue et d’une orthophoniste, il est noté sur 20. A Rouen, nous sommes 5 par groupe.

C’est le jury qui positionne les candidats autour de la table. Nous devions nous présenter très succinctement, lire chacune un paragraphe puis nous avions 20 minutes pour débattre d’un sujet. J’ai eu « le conflit est une bonne chose ».

J’appréhendais beaucoup, cette épreuve mais cela s’est bien passé.

Je conseille aux futurs candidats de parler avec les autres personnes du groupe avant l’oral car cela permet de détendre l’atmosphère et de communiquer plus facilement lors de l’oral. Autre conseil, si on a la possibilité de parler la première, cela est positif car cela montre qu’on fait preuve d’initiative. Il faut faire attention au registre de langage utilisé et sa gestuelle, montrer qu’on est attentive par rapport aux propos des autres et ne surtout pas couper la parole aux autres. Franchement il ne faut pas avoir peur de cette épreuve.

Oral individuel : 20 minutes, noté sur 40.

Le jury est constitué de 3 personnes. Dans mon jury, il y avait un psychiatre, une pédopsychiatre et une orthophoniste.

Ce n’est pas un mythe le jury met à l’aise le candidat.

Il nous laisse nous présenter (parcours, motivation) puis il nous pose des questions.

J’ai remarqué qu’il y a un surtout un membre du jury qui pose des questions, un autre qui observe et pour l’orthophoniste plutôt des questions sur le métier.

Ils m’ont posé des questions par rapport à ce que j’avais dit. Ils m’ont demandé mes autres admissibilités, pourquoi j’ai échoué, pourquoi j’ai réussi Rouen. Ce qu’il me faisait peur dans le métier. Des questions d’actualité, par exemple ils m’ont demandé ce que je pensais des rythmes scolaires. J’ai eu une mise en situation : une amie arrive avec son enfant infernal, que faites-vous ?

En tout cas il faut rester naturel et ne surtout pas apprendre un discours néanmoins il faut tout de même préparer son oral.  Regarder tous les membres du jury et faire attention à notre gestuelle.

Je n’ai pas mes notes, je sais juste que je suis arrivée 19 ème sur liste principale.

J’espère que ce témoignage pourra aider les futurs candidat(e)s. Le conseil que je pourrais donner, c’est juste croire en soi car rien est perdu, je l’ai déjà dit il en suffit d’un.

Bonne journée.

Témoignage de Constance : Sa préparation et ses réussites à Lille et Montpellier

Alors pour ma part, j’ai commencé à passer les concours d’orthophonie dès la terminale donc en 2012. Originaire de Rodez, j’ai décidé de passer le concours de Toulouse qui était la ville la plus proche de chez moi. Le jour J, nous étions environ 1800 personnes entassées dans le Parc des Expo de Toulouse avec des vigiles (du genre militaire) qui nous surveillaient. C’était vraiment très impressionnant. A l’époque, le concours durait toute la journée et les épreuves étaient et sont toujours composées seulement de QCM. Nous commencions donc par le QCM maîtrise du langage, puis celui de tests psychotechniques et enfin nous terminions par celui de la culture générale. Autant vous dire que j’avais trouvé les épreuves très difficiles car très rapides et en plus de ça, il y avait des points négatifs… Bref, je sentais que je n’étais pas assez préparée pour le concours. Suite à ça, j’ai décidé de m’inscrire en préparation aux Cours Galien à Montpellier et c’était parti pour une année intense de travail. Cette préparation a été très enrichissante pour moi car, bien entendu, elle m’a permis d’acquérir des connaissances essentielles pour avoir le niveau du concours mais aussi une capacité à apprendre que je n’avais pas en sortant du bac. Malheureusement, j’ai manqué les concours de peu (0,1 point à Nantes…). Toujours motivée et en essayant d’évaluer mes points faibles, j’ai décidé de m’inscrire dans une autre préparation à Ipesud à Montpellier durant l’année 2013-2014. Suite à cette année qui a été aussi très enrichissante, j’ai « enfin » eu une admissibilité à Lyon. Mais n’ayant eu qu’une admissibilité, j’ai eu peur et ai perdu toute confiance en moi et cela s’est vu lors de l’entretien. De nouveau, recalée… Ca a été très difficile pour moi moralement car mon projet de devenir orthophoniste était solide et je ne voulais pas baisser les bras. Dès lors, je ne voyais pas l’intérêt de refaire une année de préparation donc, aimant le langage, je me suis inscrite en Licence Sciences du Langage. Cette année m’a permis de voir autre chose que l’orthophonie et de pouvoir m’ouvrir à autre chose, oublier la compétition au sein des prépas. De plus, cette licence m’offrait un diplôme et une reconnaissance du travail fourni qui se voyait dans mes notes de partiels. Plus détendue, j’ai décidé de passer les concours, et là, quelle joie ! Admissible dans 4 villes . Suite à ces admissibilités j’ai été admise dans 2 villes à Lille sur LP et à Montpellier sur LC.

Je voulais apporter mon témoignage car je sais que les concours sont difficiles et qu’ils peuvent nous mettre à bout. Et puis, mon témoignage peut vous montrer que la détermination a du bon et qu’il faut un peu plus de temps à certaines personnes pour avoir le concours. Je souhaite en tout cas bonne chance à tous et gardez espoir !

Constance.

Le témoignage de Cerise

J’ai choisi de me lancer dans ce terrible concours après avoir fait un bilan de compétences dans mon ancien travail. J’étais infirmière 😉

J’ai hésité entre professeur des écoles et orthophoniste, j’ai commencé par prof mais rapidement orthophoniste s’est imposé:)

En 2014 j’ai tenté une première fois le concours après 5 mois de préparation seule et j’ai échoué de peu l’admissibilité. Pour la seconde fois, qui fut la bonne, j’ai couplé avec une L3 Sciences du langage, une prépa par internet pour me corriger la technique littéraire et une préparation avec mes livres 😉

La L3 a été très bénéfique pour mon oral , pour une future thérapeute du langage , il me fallait savoir de quoi je parlais!

Ce fut une année très chargée avec sans compter les heures de cours, 4-5h de travail personnel (licence et concours) par jour ! Mais on peut y arriver .Je n’ai tenté que Nancy pour des raisons familiales et j’avais axé mes révisions sur les annales de cette ville.

Voilà pour ma petite histoire, haut les coeurs futures orthos!

Suite du témoignage de Cerise ( l’oral de Nancy)

Arrivée 7H45 ( je conseille un peu plus tôt histoire de faire un peu le tour dans le hall de la fac pour repérer les 3 salles d’examen ) ( penser photo, convocation, carte identité , stylo, colle)

Ensuite on signe le registre de présence et on remplit une feuille sur laquelle il est demandé :

Nom, prénom, date de naissance, adresse

cursus

expériences

activités secondaires

et les fameuses motivations ( avec des tirets pour les lister mais peu de place).

Pour mes motivations, j’ai mis des motivations standards mais aussi des très personnelles (notamment ma passion pour le langage et le soin). J’ai essayé de glisser dans ces qq lignes un peu de moi:)

Cette feuille est à donner à chaque jury et à laisser au dernier. A noter qu’une photo de vous est collée dessus (penser à la photo et la colle)

Ensuite on vous donne une feuille avec un numéro et l’ordre de passage des jurys (moi j’ai fait 3, 1, 2)

Jury 3 : 3 personnes dont une prof de sciences de langage

Alors soit le passage se fait selon numéro de votre feuille ou alors la première ou premier qui se présente, ça dépend du jury.

Le 3 c’est le jury perceptif, lecture … Ca dure 3-5 min …

On lit un texte + ou – scientifique (j’ai eu un texte sur les langues régionales)

Puis un livre pour enfants (C’était un petit bouquin de Laurence Lentin qu’on utilise pour les enfants qui ont des retards non pathologiques du langage, très très court , et simple avec peu de ponctuation, à nous de faire des intonations différentes). Ils ne m’ont pas demandé de montrer les images du livre.

Puis 3 phrases nous sont données, on les écoute deux fois d’affilée et on doit les reproduire (respect intonation, prononciation, pauses…) Il y a une phrase lue par un enfant ( pas facile car il ne prononce pas bien ..) , une femme, un homme… Il ne s’agit pas à mon avis de faire une voix grave ou aiguë mais de respecter la mélodie.

C’était mon premier jury, je suis passée deuxième. Assez dubitative car j’ai buté sur le texte sur les langues régionales et reproduire les phrases pas facile…Elles ne m’ont posé aucune question.

Jury 1 :

Le jury articulatoire, 2 médecins et une orthophoniste.

Il faut lire une page d’un livre et le jury est rivé sur votre bouche et après ils posent des questions sur nous (diverses et variées sans aucun piège) , ce qui les intéresse c’est l’articulation .

Puis le Dr Toussaint ORL vous fait vous lever et avec des abaisses langue examine votre langue et cavité buccale;)

Sincèrement le jury est sympa, souriant et ça passe super vite !!!

Jury 2 :

Motivations et maîtrise de la langue.

2 personnes : une qui gère enseignement et une psycho.

Vous êtes sur une table en face du tableau et elles, 2 ou 3 rangs plus loin pour bien vous observer.

Elles sont agréables mais sans plus.

Phrase ambiguë : Elle a vu le voleur dans sa voiture (ambiguïté sur le propriétaire de la voiture elle ou le voleur)

Je me suis un peu embrouillée là . Je ne suis pas sûre d’avoir été très claire

Une phrase à répéter simple mais elle parle tout doucement et après elle donne une amorce et on reproduit la phrase (plus de souvenir de cette phrase mais simple)

On tire un sujet (apparemment les mêmes sujets depuis longtemps mais ils en ont beaucoup). J’ai eu une phrase de philosophe sur le fait qu’on désire toujours plus et qu’on ne se contente pas de ce que l’on a…Il faut expliquer la phrase et en discuter. Franchement j’ai dit des banalités.

Pour certaines l’entretien s’est arrêté là, moi j’ai eu droit à des questions sur mon cursus et c’est là que j’ai défendu ma place je pense, d’autant plus que j’ai été la dernière à passer pour le jury 1 et 2 …Il était 12H, plus de 3h d’attente entre le jury 3 et 1…

L’après-midi, examen médical ultra rapide , examen ophtalmo ( lecture de lettres comme à l’école primaire) et après examen auditif ( avec un diapason) . Bref rapide !

Divers :

En gros, bien s’entraîner pour la lecture à haute voix, et réviser phrases ambiguës.

Difficile de s’entraîner vraiment. Bien connaître ses motivations et savoir les exposer de façon personnelle.

On est très bien accueillis(es) par les élèves des années sup avec gâteaux et boissons et elles nous accompagnent pour déjeuner et pour nous rendre à l’examen médical de l’après midi.

Penser à la brosse à dents/dentifrice pour avoir l’haleine fraîche avec jury1, on ouvre la bouche qd même !!!

Bien sûr ça paraît bête mais saluer le jury en ayant un regard pour chacun, en arrivant et en partant.

Ne pas s’assoir* si vous n’y êtes pas invité (e). J’ai parfois attendu longtemps avant d’avoir le droit de m’assoir*, du moins ça m’a paru long …

J’espère ne pas avoir fait trop de fautes, j’ai une certaine over dose du français

😉

*Les deux orthographes sont possibles. Dans les dictionnaires et la pratique de la langue écrite, « s’asseoir » continue de s’écrire avec un « e ». Toutefois, depuis 1990 et la réforme de l’orthographe, l’absence de « e » n’est plus considérée comme une faute et peut même servir de nouvelle norme pour les générations futures.

Le témoignage de Romane :Nice, Toulouse ,Lyon

Bonjour à toutes et à tous !

Je m’appelle Romane, j’ai 19 ans, je viens de Toulon (83) et le métier d’orthophoniste s’est imposé à moi assez tardivement en première au lycée. J’ai obtenu un baccalauréat scientifique SVT option mathématiques en 2013. Parfois, cela peut sembler à l’opposé du métier d’orthophoniste et surtout du concours, mais les mathématiques m’ont beaucoup servi en tests psychotechniques et les sciences me serviront à l’école d’orthophonie. Il y a deux ans j’ai décidé de quitter mon sud natal pour faire une prépa sur Lyon. Au final il en aura fallu deux pour y parvenir !

La première année j’ai intégré la prépa COURS DIDEROT dans le 7ème arrondissement de Lyon.

Avec le recul c’était une assez bonne prépa mais les cours n’étaient pas assez ciblés concours et le soutien après les écrits était assez faible. Lors de cette première année j’ai passé 7 concours : Besançon (car c’était le premier dans l’année et que je n’avais jamais passé de concours, je conseille vivement de le passer même si les connaissances ne sont pas totales à cette période de l’année afin de se faire une idée des concours) ; Nice, Montpellier, Lyon, Toulouse, Marseille et Bordeaux.

Conseils : je pense avoir fait l’erreur de la « débutante », j’ai choisi mes concours principalement en fonction de la localisation (pour moi finir à Lille ou même à Limoges me semblait impossible!!). Il faut essayer de se renseigner un maximum sur le contenu de chaque ville et cibler ses points forts et ses points faibles. En prépa se connaître ou du moins apprendre à se connaître est très important, pour ma part les commentaires de texte n’étaient pas mon point fort donc j’ai exclu Strasbourg et Nancy (il me semble j’ai déjà oublié le contenu) car ces villes proposaient cette épreuve.

A la suite de cette première année de classe préparatoire, les échecs (oui ce mot ne doit pas être employé à tort et à travers mais personnellement cela en était pour moi!) se sont enchaînés et là ; (roulement de tambour) je suis admissible à l’écrit de Nice! Malheureusement, je suis arrivée sur liste complémentaire et cela n’a pas été suffisant, la déception fut grande mais je savais que la liste complémentaire de Nice ne remontait pas énormément.

Oral de Nice (juillet 2014)

L’oral de Nice dure 15 à 20 min. Tous les candidats passent devant le même jury (ce qui me semble plus « juste »), le jury que j’avais était composé de quatre personnes (deux hommes et deux femmes) qui, (et cela est subjectif) jouaient un rôle (l’un sortait toutes les cinq minutes et ne faisait que me couper pour savoir si je voulais du café), un autre me souriait tout le temps tandis que les deux autres prenaient des notes sans forcément me regarder lors de l’entretien.

N.B : un des membres du jury était sur son ordinateur au début de l’oral et a regardé mon profil facebook (j’en suis certaine) alors faites attention à votre confidentialité.

Je n’avais fait qu’une simulation d’oral avec ma prépa, alors je suis arrivée assez stressée même si ce  n’est pas un trait de mon caractère, et l’attente sur ces chaises dans ce couloir étroit (c’est le souvenir que j’en aie) est assez stressante ! Nous étions cinq convoquées à la même heure et nous sommes passées par ordre alphabétique. Quand vient mon tour, je m’installe, je donne les documents nécessaires et j’ai 3min pour me présenter et montrer ma motivation,ensuite on me tend une feuille de papier et on me dicte une phrase (attention à la tenue du stylo mais aussi à la posture du dos), la phrase n’était pas difficile en terme d’orthographe mais elle pouvait être à double sens au singulier ou au pluriel, après réflexion je pense que cela n’avait aucune importance. Par la suite, je pioche un texte sans ponctuation, sans majuscule et sans espace (la galère totale quoi..) j’étais tellement concentrée sur la forme qu’il est vrai, j’ai un peu oublié le fond du texte. Si cela peut aider, mon texte était un extrait du poème « IF » de Rudyard Kipling donc la traduction française « tu seras un homme mon fils », je devais en tirer une morale et donner un titre à ce poème (autre que l’original bien sûr). J’ai ensuite pioché un thème « les jeux d’argent » qui m’a plutôt bien inspiré et le jury a échangé avec moi sur ce que je disais.

Je suis sortie assez dubitative de cet oral (avec un an d’avance, le jury avait beaucoup insisté sur mon âge et je ne voyais pas comment expliquer et contrer leurs arguments, ce qui m’a déstabilisée fortement), mais l’entretien en soi s’était assez bien passé.

Et c’était reparti pour une année de prépa ! J’ai décidé d’intégrer Césame dans le 8ème arrondissement (que je conseille fortement) et de me relancer avec plus de travail mais aussi plus d’envie dans les concours. J’ai donc passé 11 concours : Besançon, Montpellier, Lyon, Nice, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lille (et oui il fallait bien passer par là), Limoges, Amiens et Poitiers. Je ne me suis pas vraiment posé la question ( mis à part financière bien sûr de refaire une prépa car je ne voulais pas faire une fac du langage ou autre), mais le fait que la prépa ortho ne soit pas diplomante m’a fait hésiter car si ma deuxième année était encore un échec cela ferait deux de « perdues ». A la suite de cette année j’ai été admissible aux deux écrits de Besançon, à Toulouse, à Lyon et à Nice. Les efforts fournis avaient enfin payés ! J’ai été admise à Lyon et à Toulouse (comme Toulouse était mon deuxième choix après Lyon, j’ai décidé de ne pas me présenter aux oraux de Nice et de Besançon).

Oral de Toulouse (Mai 2015)

Quelle pression ! Repasser un oral qui avait était insatisfaisant l’année précédente pour une autre ville.. J’ai été très bien préparée à mes oraux avec cette prépa et j’y suis allée plus sereinement en étant encore plus motivée et déterminée ! L’oral de Toulouse est celui que j’ai préféré car je trouve qu’il y a plus de temps pour se « vendre » et discuter (par rapport à Nice ou Lyon), il est composé de deux parties : une première partie (35/45min) devant un jury d’orthophonistes (3) et une seconde partie de (35/45min) devant une psychologue.

Pour la première partie, le jury m’a mise directement à l’aise en voulant me connaître personnellement (sans faire de lien avec l’orthophonie, ils l’ont bien précisé), ils ont rebondi sur mes loisirs, sur mes passions et m’ont questionnée sur mes motivations. J’ai tout de même loué les mérites de leur école, de leur ville en comparant à Lyon (et oui pourquoi une étudiante lyonnaise voudrait venir à Toulouse!) avec beaucoup d’humour et c’était une vraie conversation ! Ensuite, ils m’ont fait piocher un texte (normal en terme de styles) je l’ai lu à voix haute, puis j’ai dû retourner le texte, en parler avec le jury, puis ensuite revenir dessus (avec 5min de prises de notes) et compléter mes informations. Je suis tombée sur un texte assez facile, le thème était : la presse papier tend à disparaître car elle est remplacée par l’information numérique. J’ai du faire des liens avec mes loisirs  et ma famille puis l’entretien était fini. Cela s’était très bien passé et le jury était vraiment « confortable ».

Ensuite il m’a fallu attendre deux heures afin de passer avec la psychologue (c’était ce que je redoutais le plus), elle m’a fait entrer, s’est présentée et moi de même puis elle m’a demandé mon classement du premier écrit (j’étais arrivée 57ème). Ensuite elle m’a fait passer le test de Rorschach (auquel je m’étais préparé avant) et nous avons beaucoup parlé de moi, de mon entourage, de la classe préparatoire, des notes, de la vie en général, j’ai trouvé cela vraiment bizarre mais pas catastrophique ! Au final j’ai fini 6ème sur liste principale (avec une grande surprise d’être aussi bien classée).

Oral de Lyon (juin 2015)

Même en sachant que j’étais admise à Toulouse, la pression était à son comble. Je voulais réellement rester sur Lyon après deux années à recréer un cercle amical, à prendre mes marques et à adorer cette ville ! Je devais tout donner et ne pas stresser. J’avais encore eu des préparations à cet oral avec ma prépa. Le jury est arrivé en retard (autant se mettre dans l’ambiance directement), l’oral de Lyon dure 15/20 min. Pour ma part, la partie motivation est passée très vite (elle a même été interrompue car l’entretien était chronométré pour laisser du temps aux exercices), le jury était très tâtillon, me reprenait toujours pour le moindre sujet un peu trop vague, c’était assez agaçant il faut le dire mais il fallait juste ne pas se laisser destabiliser et toujours garder le même cap. Au final, les deux orthophonistes s’intéressaient réellement à ce que je disais mais j’étais beaucoup trop tendue pour m’en rendre compte sur le moment. J’ai dû chanter (j’avais choisi débit de lait, débit de l’eau de Charles Trenet) puis ensuite elle m’ont demandé de choisir entre un couplet de « à la claire fontaine » ou « meunier tu dors ». J’ai ensuite dû écrire une phrase qui m’a semblé interminable et répéter des logatomes et des virelangues (assez faciles il fallait juste ne pas se laisser déconcentrer).

J’ai eu l’impression de rentrer puis de sortir avec la frustration de ne pas avoir tout donné. Mais, je suis arrivée 59ème et j’ai enfin eu un concours et cerise sur le gâteau dans la ville que je voulais !

Conseils :

Cela peut sembler difficile, mais si vous êtes certain(e)s de vouloir devenir orthophonistes alors allez-y à fond, je pense qu’il n’y a pas de demi-mesure possible. Il faut travailler régulièrement, avoir un rythme, dormir et vivre assez sainement (vous aurez le temps de faire la fête en école) et surtout il ne faut pas se contenter du minimum (surtout en culture générale il faut toujours creuser).

Alors oui, c’est dur, c’est beaucoup d’efforts et c’est stressant mais c’est faisable. Il faut savoir s’entourer des bonnes personnes pour travailler (un grand merci à Manon, Célestin, Naéva et aux filles pour leur soutien) ensemble et se soutenir dans les moments difficiles. Il faut vraiment se tenir informé du contenu des concours, prendre ses transports en avance et prévoir large, et SE FAIRE CONFIANCE.

Je pourrais encore écrire des pages et des pages sur ce fichu concours mais je vous souhaite d’y arriver et pour les filles admissibles à Lyon, Nice ou Toulouse l’année prochaine ce sera un plaisir de partager avec vous donc n’hésitez pas à me contacter.

Bon courage, profitez de vos vacances quand même et ne désespérez pas

Ps : désolée pour les fautes de frappe

Ps 2 : j’ai beaucoup trop écrit j’en suis consciente

Romane

Le témoignage d’Auréa : Nice

Pour ma part, l’orthophonie s’est imposée quand j’étais en 3ème, ça fait donc bien longtemps que j’entends parler de ces concours. Effrayants !! Les années coulent, et en terminale, me voici confrontée à la réalité : c’est parti pour 6 concours ! Nice, Toulouse, Lille, Nancy, Strasbourg et Nantes. De bons classements, très encourageants, mais aucune admissibilité…. Je décide donc de m’inscrire cette année en classe préparatoire à Grenoble, à Supexam Objectif Concours : une année difficile mais que je ne regrette pas. Au niveau des cours, tout se passe bien, mes résultats s’améliorent, mes classements sont bons, mes profs nous poussent dans nos retranchements mais nous soutiennent aussi beaucoup. Malgré les apparences « joyeuses » mon état d’esprit est tout autre. Je suis vidée. Je n’arrive pas à y croire, je manque de confiance, je me mets la pression malgré un soutien sans faille de mon entourage. Des hauts et des bas, toute l’année ça a été ça ! Et ça vous arrivera sûrement. Le tout est de trouver les ressources pour remonter à la surface et garder de la force et du courage. Personnellement, j’avais gardé mes activités sportives et cela m’a fait un bien fou, je vous conseille d’en faire autant! Ce n’est pas perdre du temps que de prendre du temps pour se ressourcer. Bref, repassons aux concours, car ils arrivent en flèche. J’avais décidé de faire un peu le tout pour le tout : je m’étais inscrite à 16 concours. oui, 16 !! ben oui, à 1% de chance par concours, en faisant le calcul, ce n’est pas si bête. Les concours s’enchaînent, je sors parfois contente, parfois dépitée, parfois douteuse. Les résultats commencent à tomber alors que les écrits ne sont pas tous finis..Et que des échecs. Comment se remotiver pour un concours alors qu’on apprend la veille qu’on a pas été prise à un autre ? brrr oui c’est dur, mais on a pas le choix, faut y aller au mental. Parce que c’est ça les concours d’orthophonie, un concours de courage et de motivation. Arrivent les derniers écrits, toujours rien. Encore de très bon classements, une pré-admissibilité à Strasbourg mais pas d’admissibilité (il est en 3 étapes), des notes qui grimpent mais jamais suffisantes. Rouen passe, et le dernier c’est Marseille. Il ne reste alors que trois chances : Rouen, Nice dont on a pas eu les résultats, et Marseille. Rouen et Marseille tombent : éliminée. Il ne reste que Nice. Je suis au fond du trou. Qu’est-ce qui ne va pas avec moi pour que ça ne marche pas ? J’ai eu l’impression de progresser comme pas possible et pourtant…Petits cahiers de révision, fiches, QCM, annales, j’avais tout fait. à ce moment précis, je commence à imaginer une deuxième année de prépa, à rechercher un appartement pour celle-ci. C’est vous dire comme j’étais désespérée. Moralement? tout en bas. Les résultats de Nice arrivent, je me connecte sans y croire, mais là se passe un truc complètement fou : mon nom est là, devant mes yeux. Je fais partie des admissibles, et je vais à l’oral !!!! Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres… Et c’est reparti pour les cours de préparation à la prépa pour cet oral tant redouté. Arrive le Jour J. devant 4 jurys, sympathiques, s’entame un oral qui pour moi ne se passait pas au mieux. Un exercice sur texte un peu loupé, un autre pas bien mieux, oulala au secours !!! Mais je ne me démonte pas. Arrive alors un échange extrêmement sympa avec le jury sur moi, mes motivations, etc. Je ressors en étant en même temps déçue, et en même temps heureuse d’avoir montré ma joie de vivre, mon envie, et mon sourire. Je n’y croyais pas non plus, mais c’est arrivé aussi : 15ème sur liste principale, et me voilà qui remplis mon dossier d’inscription à l’école d’orthophonie de Nice. Voilà, vous voyez je n’ai pas été surhumaine, j’ai pleuré, souffert, pendant cette année de concours, j’ai encaissé des échecs, mais ce qui a compté c’est un seul espoir et le sourire que j’ai su apporter au bon moment. Oui c’est dur, même extrêmement, et les gens autour ne s’en rendent pas forcément compte. Oui ça fait mal, mais l’important est de trouver vos ressources et votre espoir. Non cela n’arrive pas qu’aux autres, et oui vous allez réussir, rentrez vous ça dans la tête et le tour est joué. Que ce soit en un an ou en plusieurs, ce qui compte c’est que votre motivation soit sans faille, car c’est elle qui vous fera gagner. Si vous voulez vraiment être orthophoniste, vous le serez. Respirez un bon coup, et croyez-y, foncez sans regarder les autres, ce qui compte c’est de faire de votre mieux et un jour votre mieux suffira. Ne baissez pas les bras, surtout. Et croyez-y jusqu’à la dernière seconde, je suis la preuve vivante qu’un seul suffit !!!!! COURAGE !!!! Auréa

Le témoignage de Mylène : Lille 2015

 

Témoignage de mon expérience des concours d’entrée en école d’orthophonie (spécifique pour le concours de Lille)

Les écrits :

Date du concours : Le 04 Avril 2015

Le concours de Lille se déroule en principe le Samedi du Week-end de Pâques (Information utile en vue de l’achat des billets de train/avion s’y prendre en avance pour espérer avoir un meilleur prix)

Le trajet dure 4H30 en ligne TGV directe Aix-en-provence / Lille Europe voire 5H selon la ligne empruntée.

 

Aussi loin que je me souvienne, le concours de Lille se déroulait après le gros « Rush » des concours c’est à dire après Nice, Montpellier, Paris, Limoges concentrés en Mars.

C’est donc un moment crucial, où il ne faut pas lâcher prise après l’effort.

Les modalités de l’épreuve :

 J’ai passé ce concours pour la deuxième fois en 2015, et cette année-là SURPRISE ! Une épreuve était remplacée par une autre, toute neuve : l’épreuve de raisonnement logique.

Je ne savais pas à quoi m’attendre, et pour dire vrai je n’étais pas très heureuse que le concours soit modifié, au contraire, j’aurai préféré que mon expérience du concours de la première année me soit favorable mais bon ! Il fallait faire avec.

Je suis partie en train la veille dans l’après-midi pour arriver vers 18H à l’hôtel.

J’étais accompagnée d’une amie de ma prépa. L’attente était longue car le concours démarrait le lendemain à partir de 14H. Nous avions donc toute la soirée et la matinée du lendemain pour nous préparer à ce passage si important.

Je me souviens que mon état d’esprit à ce moment là était pour le moins mitigé, après une deuxième année de préparation au concours dans une prépa qui ne m’a pas convenue du tout (sur tous les plans : cours/professeurs non qualifiés pour le concours spécifique) je commençais à désespérer car j’avais passé pas mal d’écrits et aucun résultat n’était encore tombé. J’étais dans l’incertitude et le doute.

Quoi qu’il en soit, je devais me faire violence et malgré le temps pluvieux qui n’était pas très engageant je devais tout donner le lendemain !

Souvenez-vous toujours de cela : si vous vous donnez tant de mal à vous déplacer, à payer l’hôtel, les transports et surtout à donner de votre personne c’est pour une bonne raison ! Sans avoir une mauvaise mentalité (cad vouloir écraser les autres) vous devez être sûr de vous et vous impliquer jusqu’au bout !

Combien de candidates se sont démoralisées après avoir eu le sentiment de rater une épreuve sur les 4 et sont passées à côté du concours pour quelques malheureux points…

 

Trêve de bavardage, même si le climat n’est pas de votre côté, même si vous doutez, gardez la pêche et le sourire voici pour votre plaisir mesdames (et messieurs) le programme des réjouissances :

Le concours d’entrée en école d’orthophonie de Lille est composé de 4 épreuves d’admission :

La Note 1 est composée

  • D’un QCM d’orthographe-grammaire-vocabulaire (/20, coef. 1, 30 min)
  • D’un QCM de compréhension écrite et de raisonnement verbal (/20, coef. 1, 45 min)

A l’issue de la correction informatisée (note 1), seuls les 500 premiers candidats classés, verront leurs copies rédactionnelles corrigées pour l’attribution de la note 2.

La Note 2

  • Une dictée (/20, coef. 1, 30 min)

Un résumé (/20, coef. 2, 45 min)

(Référence : site e-orthophonie.fr)

Mes conseils sur les épreuves + mon ressenti personnel :

Premier conseil : venez en avance.

Il n’y a rien de pire que de se stresser avant les épreuves

2) Prenez un casse-croûte avant et durant les épreuves (histoire de ne pas plancher le ventre vide) Les épreuves vont durer toute l’après-midi, et même si on a le ventre noué parfois après la 1ere épreuve notre estomac nous rappelle à l’ordre. Mieux vaut prévenir que guérir !

Prenez vos précautions (Quelque 30 minutes avant les épreuves il y a énormément de monde aux toilettes, repérez des endroits plus isolés où vous pouvez y aller tranquillement, la fac de médecine de Lille est spacieuse et il y a de nombreux WC)

Ceci est un détail technique super important haha !

3) N’oubliez pas les papiers essentiels : Carte d’identité, Convocation etc.

4) Vérifiez bien le lieu de passage du concours, il y a environ 2900 candidats au concours de Lille et les lieux d’examens sont au nombre de deux : La faculté de Droit et la faculté de médecine.

J’ai toujours été convoquée à la faculté de Médecine, elle est facilement accessible en métro direction le CHR Calmette (c’est le terminus). Ensuite il faut marcher 10 minutes avant d’arriver devant la faculté. De toute façon les étudiantes seront là pour vous guider et en suivant le flot d’étudiants qui passent l’examen vous ne pouvez pas vous tromper. Attention ! Pour celles et ceux qui rentrent en train directement après le concours veillez à réserver un taxi ou à prendre des billets de trains avec de la marge au niveau des horaires car parfois le concours se termine un peu en retard (le temps de compter toutes les copies, de vérifier que tout est bon)

Conseils et expérience des épreuves unes par unes :

Première épreuve : Le QCM d’orthographe 30 MN

L’épreuve Phare de Lille : le QCM.

Il y a de nombreuses annales disponibles (presque toutes les années) concernant ce QCM. Dans les années 2000 il était très simple, mais attention ! Il ne faut pas s’y fier. Il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses, et les pièges même infimes sont présents un peu partout.

Le mot d’ordre de cette épreuve est de connaître ses règles de grammaire et d’orthographe sur le bout des doigts (les exceptions, les participes passés, les adjectifs de couleur etc.) Je vous conseille d’acheter le livre « Le précis de Grammaire GREVISSE » qui est la bible des futurs orthophonistes (D’autres livres ont le même contenu mais celui-là est vraiment un incontournable)

De plus, il est important d’être RAPIDE. Une demi-heure cela passe très vite et je me souviens qu’il y avait une cinquantaine de questions.

 

2 ème épreuve : La nouveauté de l’année 2015 le QCM de raisonnement logique

composé uniquement de 5 questions.

45 minutes pour cette épreuve étaient LARGEMENT suffisantes (pour une fois que l’on nous donne du temps !) la plupart des candidats avaient fini au bout de 20 minutes en allant doucement. Il ne faut pas négliger cette épreuve car elle compte dans la Note 1.

Je me souviens que je n’étais pas sûre de mes réponses (il fallait lire des petits paragraphes de nature scientifique et cocher les réponses qui reprenaient l’idée exacte du texte) en soi ce n’était pas difficile mais il faut vraiment se concentrer et ne pas interpréter des idées qui ne sont pas présentes dans le texte.

Il y avait plusieurs réponses possibles (choix multiple)

3 ème épreuve : Une dictée à corriger (30 MN)

L’école de Lille est une adepte de Marcel Proust. Je vous conseille donc de vous entraîner à corriger des textes issus de ces ouvrages.

Je ne me souviens plus exactement mais je pense avoir corrigé uniquement lorsque j’étais sûre de moi mais je pense avoir pris quelques risques tout de même.

L’épreuve est rapide et le temps de relecture est minime donc comme toujours il faut faire vite et bien.

4 ème et dernière épreuve (ouf, on a hâte que ça se termine !)

L’épreuve de résumé de texte (45MN)

Tout c’était plutôt bien passé jusqu’ici (sans grande conviction mais quand même) jusqu’au moment du résumé de texte. Patatras ! Le texte était long et complexe.

Il parlait de la morale et d’expériences scientifiques. Je me suis dit que j’étais cuite !

Je m’étais beaucoup préparée à l’épreuve du résumé car c’était ma faiblesse. J’avais pris des cours particuliers avec un professeur en or et face à ce texte et au temps qui courait j’étais en panique ! Tout ça pour ça …

J’ai respiré un bon coup et je me suis attaquée à la bête. Foutu pour foutu je donnerais tout quoi qu’il arrive ! Je ne me suis pas tapé 5H de train entassée dans un wagon avec des enfants qui braillaient, je n’ai pas mangé une pizza dégueu à l’hôtel ni passé une nuit horrible pour repartir bredouille.

Alors j’ai fais de mon mieux : un résumé en 30 lignes de ce texte hideux.

J’ai procédé par paragraphes (assez conséquents quand même) et j’ai terminé ce travail qui pour moi ne valait pas grand chose.

Et pourtant à ma GRANDE surprise, deux mois après, les résultats sont tombés et mon nom était inscrit pour la première fois sur la liste tant attendue. Je n’en revenais pas !

On me donnait enfin ma chance de défendre ma place dans cette école à l’oral.

JOIE JOIE JOIE STRESS STRESS STRESS.

Maintenant il ne fallait plus rigoler. A nous deux jury de Lille, je vais te prouver de quoi je suis capable !

Les oraux :

Expérience ORAL de Lille (Année 2015)

Nous y voilà ! Jeudi 04 Juin 2015, je suis convoquée à la faculté de médecine de Lille (au même endroit où j’ai composé pour l’écrit) pour mon passage à l’oral.

Je suis partie en train la veille (avec pas mal d’avance au cas ou il y aurait un souci de type sanglier sur la voie, attaque d’alien enragé contre la sncf etc.)

J’ai été hébergée par une amie en 2eme année d’orthophonie à Lille.

Je vous conseille, dans la mesure du possible, de vous détendre le jour précédant votre oral, que cela soit en visitant la ville avec un de vos proches ou en étant hébergé(e) chez quelqu’un (en tout cas pour moi ça a marché, au lieu de penser à l’heure fatidique qui approchait j’ai pu tuer le temps de manière agréable.)

Mon témoignage va s’articuler autour de deux parties : la première concernera ma préparation en amont à l’oral (depuis le jour où j’ai su que j’étais sur la liste des admissibles) jusqu’au jour du concours.

Et la deuxième partie sera consacrée à mon entretien avec le jury de Lille.

La préparation à l’oral :

Comme énoncé dans mon témoignage pour l’écrit de Lille, je n’ai pas bénéficié de conseils précieux à propos de l’oral de la part de ma prépa. Nous n’avons presque pas eu de cours à ce sujet. Lors de ma première année en classe préparatoire (dans un autre établissement) j’ai été mieux préparée mais je n’ai pas eu l’occasion de décrocher ma place à l’oral donc cet entraînement ne m’a pas été profitable et au bout de plusieurs mois j’avais oublié la majorité des conseils que l’on m’avait donnés.

En clair, je devais tout reprendre à zéro de mon côté.

Je me suis renseignée sur internet, j’ai arpenté les forums à la recherche de témoignages sur les oraux et en particulier sur celui de Lille.

Et cette année, après la surprise de la nouvelle épreuve à l’écrit, l’oral allait aussi changer. Les années précédentes il n’était qu’une simple formalité.

En clair, si vous étiez bien classés à l’écrit et que vous ne présentiez pas de problème rédhibitoire à l’oral vous étiez admis d’office.

2015 devait rimer avec changement puisque cette année selon les échos, l’oral comptait coefficient 3 et l’écrit coef 1.

Je n’ai pas su quelles ont été mes notes à l’écrit (je ne le sais toujours pas d’ailleurs) mais pour ne pas me stresser cela ne m’intéressait pas de les connaître. Je savais que de toute façon il fallait faire la différence à l’oral.

J’ai donc pris 2H de cours particulier avec mon professeur en or (qui réside sur Aix-en-Provence si cela intéresse quelqu’un je peux donner ses coordonnées)

Cela m’a permis d’avoir un avis extérieur sur ma capacité à argumenter à l’oral et mon adaptabilité aux questions etc.

Je me suis aussi beaucoup entraînée avec ma mère, elle a été d’une aide très précieuse.

Le champ des possibles pour l’oral est très vaste, c’est donc pour cela qu’il ne faut pas négliger cette dernière étape avant l’admission car durant un moment aussi important il serait dommage de faillir.

Pour vous rassurer je tiens à vous rappeler que tout dans la vie est un entraînement.

Au plus vous travaillerez, au mieux ce sera pour le jour J. Cependant, anticiper ce que l’on va dire mot pour mot n’est pas la solution. Il ne faut pas oublier d’être spontané et naturel. A tous les candidats au concours d’entrée en école d’orthophonie (et à ceux qui passent des oraux en général) vous ne devez pas oublier que si vous en êtes arrivé là c’est grâce à vous, à votre acharnement, à votre travail. Vous êtes présents pour défendre vos convictions, pour prouver que vous êtes prêts et motivés à commencer cette formation. Il est important d’être bien renseigné sur les études que vous avez choisies (les matières enseignées, les outils employés par les orthophonistes, l’évolution dans le métier etc.)

Explorer l’éventail des possibilités de votre future profession vous apportera de la confiance lors de votre entretien. Vous serez plus détendus car quelle que soit la question posée vous pourrez parler de ce qui vous passionne et vous pourrez le justifier.

Une autre clef pour réussir votre oral est la respiration. Prenez votre temps, vous n’êtes pas une machine, les membres du jury le savent.

Comment s’est passé mon entretien oral à Lille ?

Je commencerai tout d’abord par vous dire qu’il a été très rapide !

Je pensais que l’école allait nous cuisiner bien plus que les années précédentes car ils avaient promis de mettre l’accent sur cette épreuve afin de mieux nous connaître.

En réalité, nous avons beaucoup échangé avec les membres du jury mais 10 minutes ont suffit pour clore cet entretien.

Lorsque je suis arrivée à la faculté il était 10H10, j’étais convoquée à partir de 11H (il y avait une marge de 20 mn entre chaque candidat, d’après mes calculs je devais entrer dans la salle à 11H20) Vous avez dit en avance ? PAS DU TOUT !

A peine ais-je eu le temps de trouver ma salle que la porte s’est ouverte.

Une femme a commencé à appeler des jeunes filles, personne ne répondait.

Une, deux, trois … AH c’est à moi ! Je n’en revenais pas, même pas le temps de souffler : quand il faut y aller il faut y aller !

J’ai souri et je me suis levée, la femme m’a fait entrer et m’a présenté le deuxième membre du jury (une femme plus jeune qui, je pense, était la psychologue).

J’ai attendu que l’on m’invite à m’asseoir et l’entretien était lancé !

La première femme (l’orthophoniste à mon sens) me posait des questions en remplissant une feuille, cela était plus simple comme entrée en matière.

Elle m’a demandé quel baccalauréat j’avais obtenu, mention ou non, et quel était mon parcours depuis.

Cela a pris quelques minutes, puis elles m’ont posé des questions.

Avais-je obtenu d’autres concours ? Quelle était ma principale qualité pour l’exercice de la profession ? Quelles étaient les activités que je pratiquais ? Pourquoi l’orthophonie ? Si j’étais bien consciente du fait que le climat à Lille n’était pas au beau fixe etc.

Après cet échange la psychologue m’a présenté trois exercices.

Elle m’a demandé de retourner la feuille devant moi et de lire un texte à haute voix.

Il faisait 6 lignes et la police devait être de 10 (c’était écrit assez gros). Il n’était pas très compliqué (sauf deux ou trois logatomes) qui étaient des noms de médicaments.

Ne pas oublier de mettre l’intonation et de jouer le texte !

Le deuxième exercice consistait à répéter deux longues phrases auparavant chuchotées par la psychologue.

Le dernier exercice était une dictée de logatomes (le but de cet examen est de vérifier la tenue de votre stylo, entraînez-vous pour cela !)

L’entretien s’est terminé sur une note positive, j’ai fait de l’humour une ou deux fois tout en nuance (on est pas chez Patrick Sébastien) mais le naturel et la volonté sont vraiment des atouts pour l’oral pas de doute !

Je suis sortie plutôt contente, sonnée car je ne m’attendais pas à ce que je passe si vite et que cela dure si peu. J’ai pu me défendre sur ce court moment et j’étais enfin libre !

Deux loooongues semaines après les résultats sont tombés ; j’étais admise à la 50ème place sur liste principale.

Le petit mot de la fin : Ne baissez pas les bras. Si vous êtes convaincues de vouloir exercer cette profession accrochez-vous ! Pour vous dire, quelques semaines auparavant je n’y croyais plus et je pensais malheureusement à un plan B (faculté, IUT etc.)

Tout est possible, ce concours est à portée de main avec du travail et de la persévérance.

Bonne chance à tous(toutes !)

 

Le témoignage de Roxane : Lille ( promis ce n’est pas moi 😉 )

Je m’appelle Roxane, j’ai 21 ans maintenant mais j’en avais à peine 18 quand j’ai commencé à préparer les concours.

Je viens de l’île de la Réunion! Comme quoi, même à 10 000 km de tout concours il est possible d’atteindre ses objectifs.

Après un bac S SVT obtenu en 2012, je me suis lancée dans cette aventure que sont les études d’orthophonie… Et quelle aventure!!

N’ayant pas de prépa sur l’île je suis allée à Paris après le bac, chez de la famille.

J’ai d’abord fait une première année de préparation à Paris 13 Villetaneuse, la prépa publique. Autant vous dire que ce n’était pas la bonne année pour moi car malgré la qualité des cours dispensés par cette prépa et mon envie de réussir, je n’ai tout simplement pas suffisamment travaillé.

Pourquoi? La vie ne fait parfois pas de cadeaux: j’ai brutalement perdu ma mère cette année là.

J’ai quand même passé 4 concours (Paris, Lille, Nantes et Tours), il faut toujours y croire : « qui sait sur un mal entendu… ». Sans surprise, rien de très glorieux niveau résultats. Je n’en ai eu aucun et ai décidé de rentrer auprès de ma famille à la Réunion.

J’ai donc passé ma deuxième année post bac à tenter pas mal de choses! J’ai fait un premier semestre à la fac (à la réunion), en espagnol, puis j’ai travaillé, et j’ai surtout passé du temps avec ma famille. C’était vital.

Puis j’ai fait un stage chez une orthophoniste, car le fait de m’éloigner un certain temps de ces concours m’a fait prendre conscience que, assez bizarrement, ça me manquait. Enfin c’est plutôt avoir un réel objectif tel que décrocher son concours et devenir orthophoniste, qui me manquait. Et non les listes de vocabulaire à rallonge et les règles de grammaire plus farfelues les unes que les autres, etc. Ce stage a été révélateur pour moi. Je me suis rendue compte de la réalité du métier (du peu que j’en ai vu), de sa diversité et puis surtout du fait qu’il me passionnait déjà!!!

Et hop ! Me voilà repartie (2014/2015) pour une année de préparation, cette fois beaucoup plus encadrée car s’il y a bien une chose qui ne me correspondait pas (au sortir de mon bac) avec la prépa Paris 13, c’est que nous n’avions que 3 jours de cours par semaine… J’ai donc fait cette fois une prépa privée, avec concours blancs chaque semaine, rythme soutenu etc.

J’ai passé 13 concours cette année là. Motivée : OUH OUI ! J’ai énormément travaillé, plus rien ne comptait mis à part l’obtention du concours. J’avais peur des résultats car si je n’y arrivais pas cela signifiait que je me retrouverai BAC+3 sans rien en poche… Et ça me terrorisait. Alors que finalement … Il ne faut vraiment pas se mettre autant la pression pour un examen. Je sais ça semble facile à dire maintenant que je suis en école. Mais c’est vrai. Si vous n’y arrivez pas tout de suite, ce n’est pas grave, la vie ne s’arrête pas là. Il y aura toujours d’autres choses à réaliser, à essayer, à découvrir, à aimer ! Toujours.

J’en ai donc passé 13. Et je ne vous le conseille pas! Je pense sincèrement que réduire le nombre de concours c’est augmenter ses chances de réussir et non l’inverse! Je m’explique: Chaque concours est DIFFERENT. Ils ont chacun leurs spécialités, leurs pièges récurrents etc. Certains auront des épreuves de maths, tandis que d’autres auront de la bio et de la culture G. Et inversement. Préparer spécifiquement quelques concours (entre 6 et 8 c’est déjà pas mal) sera, à mon sens, bien plus efficace que de vouloir tout tenter, tout faire et de se perdre dans ses révisions. Il n’y a déjà pas de programme défini pour ces fichus concours alors si en plus vous voulez passer les 18 … Bon courage! Ciblez vos révisions, allez là où vous avez des facilités :) (n’allez pas passer Marseille si vous n’avez pas fait de maths depuis des lustres! Par exemple.)

Donc voilà, j’en ai passé beaucoup trop, les résultats tombaient au fur et à mesure … Et mon moral aussi. Il me manquait par exemple, 0,2 points pour aller à l’oral de Caen, score similaire dans quelques villes… J’étais découragée.

Mais il me restait encore deux concours à passer : Lille et Rouen!! Je n’allais tout de même pas baisser les bras au dernier moment. Non non non!! Alors pendant 3 bonnes semaines avant les épreuves, nous nous sommes enfermées à la campagne chez de la famille, avec une amie qui préparait également les concours. Et nous n’avons fait que ça, H24 jusqu’au concours. Dictée, QCM, Annales, Résumé, QCM plus, masculin/féminin, expressions françaises, re dictée…

On s’est aussi octroyé quelques moments détentes, qui sont primordiaux ! Hop un petit ciné par ci, une balade par là … Tout en restant raisonnables évidemment (de toute façon on était tellement paumées dans la campagne profonde qu’on ne pouvait pas vraiment en abuser hahah) Mais sans ces petits moments nous n’aurions pas pu tenir le rythme! C’est vital de se laisser des moments pour souffler sinon c’est contre-productif.

Lille était vraiment LA ville que je voulais le plus avec Paris. C’est aussi celle que j’ai le plus préparée, car les épreuves me correspondaient mieux.

Le jour de l’épreuve, le QCM orthographe grammaire vocabulaire me laisse un peu perplexe, il n’y avait jamais eu autant de phrases à corriger dans les annales de Lille. Je l’ai trouvé conséquent et difficile. Le vocabulaire : plutôt déçue car les mots n’étaient pas difficiles et je n’ai pas été au top… Il me semble qu’ils nous avaient donné des mots typiques de concours, et j’avais fait quelques fautes bêtes… Grrr. L’épreuve scientifique paraissait facile mais c’est justement ce qui me faisait peur car si je trouvais ça facile, la majorité aussi, il ne fallait donc pas faire trop d’erreurs… La dictée à corriger: mon point faible ! J’ai toujours tendance à rajouter des fautes. Grrr. Arrivée au résumé, je n’y croyais déjà plus mais j’ai quand même décidé de le faire à fond, au point où j’en étais. J’ai même fait un brouillon !! Alors que nous n’avions que très peu de temps pour le réaliser. Il fallait être rapide, retenir les informations les plus importantes du texte, les synthétiser. J’avais trouvé ce texte assez difficile à résumer car il y avait énormément de répétitions et finalement peu de choses concrètes à dire.

Au sortir du concours de Lille, je n’étais pas fière de moi. J’étais persuadée qu’il me manquerait encore quelques tout petits points pour y arriver…

Et pourtant! Les résultats tombent, on sortait des épreuves vraiment moches de Rouen (concours que je n’aurais absolument jamais repassé car trop scientifique pour moi, et beaucoup trop rapide! Je n’ai pas pu finir le QCM.), et mon téléphone sonne: une copine de l’autre côté qui m’annonce la bonne nouvelle : JE SUIS PRISE !!!! On était 3000 et je fais partie des 250 filles sélectionnées pour passer l’oral !!!!!! Joie, cris, pleurs… Danse de la joie générale!! Puis gros stress: Je vais devoir passer un oral. Oh MON DIEU !! Je n’y ai tellement jamais songé que je n’étais absolument pas préparée pour !!

Je n’avais plus que ça à faire, quelques semaines pour préparer l’oral. Alors, remise de mes émotions quelques jours après, je m’y suis remise. J’ai cherché partout des conseils pour préparer l’oral de Lille. J’ai contacté Roxane sur ce blog justement et je la remercie encore tellement pour ses précieux conseils. J’ai également fait quelques jours de stage chez une orthophoniste qui a bien voulu me prendre (d’ailleurs n’hésitez pas à appeler l’orthophoniste du coin, de votre entourage ou quartier, elle pourrait vous donner de précieux conseils) et m’a donné pas mal de conseils mais le premier qui me vient à l’esprit quand j’y pense c’est de : rester SOI-MÊME !! Malgré tout ce que peuvent vous dire les prépas, non il ne faut pas se cacher derrière une personnalité modelée!! Vous aurez en face de vous des professionnels de santé, ils savent reconnaître les artifices. (Bon après si vous éprouvez une haine profonde pour les enfants, que vous êtes impatients et un peu dérangé de la caboche, faut pas s’étonner!).

Ensuite, deuxième conseil: bien travailler le déroulé de votre parcours. Pour moi c’était le plus compliqué car ayant perdu ma maman, je ne pouvais pas ne pas le mentionner dans mon parcours! C’est ce qui fait ce que je suis aujourd’hui et cela explique mon retour à la Réunion après ma « première année de prépa ». Sans cette explication on pourrait croire que je rentrais au soleil par flemmardise et par manque de volonté pour réussir. Donc pas le choix! J’ai dû faire un petit travail sur moi même pour réussir à le dire calmement, en restant claire et concise dans mes propos.

Ensuite : vos motivations!!! A Lille on ne va pas vous demander de vous rouler par terre, de chanter ou de jouer du Shakespeare.

On vous demande donc de vous présenter, d’exposer vos motivations, et de montrer que vous êtes prêts à venir étudier et rester 5 ans à Lille. Ils y tiennent vraiment !! Ne dites pas que le sud vous manquera, que vous n’aimez ni la pluie, ni la bière. Votre oral en serait compromis ! Dans mon cas, ayant déjà quitté la Réunion, je pouvais facilement me défendre sur ce point, mais ils ont quand même quelque peu insisté ! C’est vous dire à quel point ça leur tient à coeur.

Ensuite j’ai eu deux petits exercices à réaliser : répéter des logatomes soufflés à l’oreille, et lire un texte avec l’intonation à haute voix.

Voilà, vraiment pour vous rassurer: le plus dur à mon sens était l’écrit. L’oral de Lille n’est vraiment pas le plus difficile (d’après mes camarades qui ont passé d’autres oraux et ce que j’ai pu lire sur les autres épreuves orales).

Voilà !!! Et aujourd’hui je suis en première année à Lille, il fait moche c’est vrai mais c’est pas grave, le jeu en vaut la chandelle!

Tout est possible, vraiment. Je me souviens quand je lisais ces témoignages des étoiles dans les yeux… Je ne pensais pas qu’un jour j’en écrirai un moi aussi.

Croyez en VOUS c’est l’essentiel.

Roxane