Archives du mot-clé concours d’orthophonie

Dictée à corriger : semaine 10

Bonjour à tous !

Encore une petite dictée à corriger pour vous entraîner !

Restez motivés !

La dictée :

Le cahier de devoirs mensuel.

Dans la maison pleine de tristes souvenirs, ou des femmes, tout le jour, berçaient et consolaient un tout petit enfant malade, le vieux M. de Galais ne tarda pas à s’aliter. Aux premiers grands froids de l’hiver il s’éteignis paisiblement et je ne pus me tenir de verser des larmes au chevet de ce vieil homme charmant, dont la pensé indulgente et la fantaisie allié à celle de son fils avaient été la cause de toute notre aventure. Il mourut, fort heureusement, dans une incompréhension complète de tout ce qui s’était passé et, d’ailleurs, dans un silence presque absolut. Comme il n’avait plus depuis longtemps ni parents ni amis dans cette région de la France, il m’institua par testamment son légatère universel jusqu’au retour de Meaulnes, à qui je devais rendre compte de tout, s’il revenait jamais… Et c’est au Sablonnières désormais que j’habitai. Je n’allais plus à Saint-Benoist que pour y faire la classe, partant le matin de bon heure, déjeunant à midi d’un repas préparé au Domaine, que je faisais chauffer sur le poêle, et rentrant le soir aussitôt après l’étude. Ainsi je pus garder près de moi l’enfant que les servantes de la ferme soignaient. Surtout j’augmentais mes chances de rencontré Augustin, s’il rentrait un jour aux Sablonnières.

Dictée correction

A très bientôt,

Roxane 😉

Dictée à corriger : semaine 9

Bonjour à tous,

C’est l’été mais on ne lâche rien, on peut se détendre à la plage, mais il faut garder dans un coin de sa tête le concours d’orthophonie…

Voici la dictée :

Ma chambre est située sous le quarante-cinquième degré de lattitude, selon les mesures du père Beccaria ; sa direction est du levant au couchant ; elle forme un carré long qui a trente-six pas de tour, en rasant la muraille de bien prêt. Mon voyage en contiendra cependant d’avantage ; car je la traverserais souvent en long et en large, ou bien diagonalement, sans suivre de règle ni de méthode. – Je ferai même des zigzags, et je parcourrais toutes les lignes possibles en géométrie, si le besoin l’exige. Je n’aime pas les gens qui sont si fort les maîtres de leurs pas et de leurs idées, qui disent : «Aujourd’hui, je ferai trois visites, j’écrirai quatre lettres, je finirais cet ouvrage que j’ai commencé.» – Mon âme est tellement ouverte à toutes sortes d’idées, de goûts et de sentiments ; elle reçoit si avidement tout ce qui se présente !…

- Et pourquoi refuserait-elle les jouissances qui sont éparses sur le chemin difficile de la vie ? Elles sont si rares, si clairsemées, qu’il faudrait être fou pour ne pas s’arrêter, se détourner même de son chemin, pour cueilir toutes celles qui sont à notre portée.

Il n’en est pas de plus attrayante, selon moi, que de suivre ses idées à la piste, comme le chasseur poursuit le gibier, sans affecter de tenir aucune route. Aussi, lorsque je voyage dans ma chambre, je parcoure rarement une ligne droite : je vais de ma table vers un tableau qui est placé dans un coin ; de là je pars obliquement pour aller à la porte ; mais, quoique en partant mon intention soit bien de m’y rendre, si je rencontre mon fauteuil en chemin, je ne fais pas de facon, et je m’y arrange tout de suite. – C’est un excellent meuble qu’un fauteuil ; il est surtout de la dernière utilité pour tout homme méditatif. Dans les longues soirées d’hiver, il est quelque fois doux, et toujours prudent de s’y étendre mollement, loin du fracas des assemblées nombreuses. – Un bon feu, des livres, des plumes ; que de ressources contre l’ennuie ! Et quel plaisir encore d’oublier ses livres et ses plumes pour tisonner son feu, en se livrant à quelque douce méditation, ou en arrangeant quelques rimes pour égayer ses amis ! Les heures glissent alors sur vous, et tombe en silence dans l’éternité, sans vous faire sentir leur triste passage.

Dictée 9 correction

A bientôt,

Roxane 😉

Dictée à corriger : semaine 8

Bonjour à tous !

Encore une petite dictée à corriger pour vous entraîner !

Restez réguliers dans vos révisions !

La dictée :

Il y a tant de personnes curieuses dans le monde !

 Je suis persuadé qu’on voudrait savoir pourquoi mon voyage autour de ma chambre a duré quarante-deux jours au lieu de quarante-trois, ou de tout autre espace de temps ; mais comment l’apprendrais-je au lecteur, puisque je l’ignore moi-même ? Tout ce que je puis assurer, c’est que si l’ouvrage est trop long à son gré, il n’a pas dépendu de moi de le rendre plus cour : toute vanité de voyageur à part, je me serais contenté d’un chapitre. J’étais, il est vrai, dans ma chambre avec tout le plaisir et l’agréement possible ; mais, hélas ! je n’étais pas le maître d’en sortir à ma volonté ; je crois même que, sans l’entremise de certaines personnes puissantes qui s’intéressaient à moi, et pour lesquelles ma reconnaissance n’est pas éteinte, j’aurai eu tout le temps de mettre un in folio au jour, tant les protecteurs qui me faisaient voyager dans ma chambre étaient disposés en ma faveur ?

Et cependant, lecteur raisonnable, voyez combien ces hommes avaient tord, et saisissez bien, si vous le pouvez, la logique que je vais vous exposée.

Est-il rien de plus naturel et de plus juste que de se couper la gorge avec quelqu’un qui vous marche sur le pied par inadvertance, ou bien qui laisse échapper quelque terme piquant dans un moment de dépit, dont votre imprudence est la cause, ou bien enfin qui a le malheur de plaire à votre maîtresse ?

On va dans un pré, et là, comme Nicole fesait avec le Bourgeois Gentilhomme, on essaie de tirer quarte lorsqu’il pare tierce : et, pour que la vengeance soit sûre et complète, on lui présente sa poitrine découverte, et on court risque de se faire tuer par son ennemi pour se venger de lui. – On voit que rien n’est plus conséquent, et toutefois on trouve des gens qui désaprouvent cette louable coutume ! Mais ce qui est aussi conséquent que tout le reste, c’est que ses mêmes personnes qui la désaprouvent et qui veulent qu’on la regarde comme une faute grave traiteraient encore plus mal celui qui refuserait de la comettre. Plus d’un malheureux, pour se conformer à leur avis, a perdu sa réputation et son emploi ; en sorte que, lorsqu’on a le malheur d’avoir ce qu’on appelle une affaire, on ne ferait pas mal de tirer au sort pour savoir si on doit la finir suivant les lois ou suivant l’usage, et, comme les lois et l’usage sont contradictoires, les juges pourraient aussi jouer leur sentence aux dés. – Et probablement aussi c’est à une décision de ce genre qu’il faut recourrir pour expliquer pourquoi et comment mon voyage a duré quarante-deux jours juste.

Dictée correction

A très bientôt,

Roxane 😉

Dictée à corriger : semaine 7

 Bonjour à tous !

Vous prendrez bien une petite dictée à corriger ?

Je suis sûre que oui !

La dictée :

Je pourrais commencer l’éloge de mon voyage par dire qu’il ne m’a rien couté ; cette article mérite attention. Le voilà d’abord prôné, fêté par les gens d’une fortune médiocre ; il est une autre classe d’homme auprès de laquelle il est encore plus sûr d’un heureux succès, par cette même raison qu’il ne coûte rien. – Auprès de qui donc ? Et quoi ! vous le demandez ? C’est auprès des gens riches. D’ailleurs de quelle ressource cette manière de voyager n’est-elle pas pour les malades ? Ils n’auront point à craindre l’intempérie de l’air et des saisons. – Pour les poltrons, ils seront à l’abri des voleurs ; ils ne rencontreront ni précipices ni fondrières. Des millier de personnes qui avant moi n’avaient point osés, d’autres qui n’avaient pu, d’autres enfin qui n’avaient pas songés à voyager, vont s’y résoudre à mon exemple. L’être le plus indolant hésiterait-il à se mettre en route avec moi pour se procurer un plaisir qui ne lui coûtera ni peine ni argent ? – Courage donc, partons. – Suiver-moi, vous tous qu’une mortification de l’amour, une négligence de l’amitié, retiennent dans votre appartement, loin de la petitesse et de la perfidie des hommes.

Que tous les malheureux, les malades et les ennuyé de l’univers me suivent ! – Que tous les paresseux se lèvent en masse ! – Et vous qui roulez dans votre esprit des projets sinistres de réforme ou de retraite pour quelque infidélités ; vous qui, dans un boudoir, renoncez au monde pour la vie ; aimables anachorètes d’une soirée, venez aussi : quittez, croyer-moi, ces noires idées ; vous perdez un instant pour le plaisir sans en gagner un pour la sagesse : daignez m’accompagner dans mon voyage ; nous marcherons à petites journées, en riant, le long du chemin, des voyageurs qui ont vus Rome et Paris ; – aucuns obstacle ne pourra nous arrêter ; et, nous livrant gaîment à notre imagination, nous la suivrons partout où il lui plaira de nous conduire.

Correction

A bientôt,

Roxane 😉

Quels sont les livres indispensables pour réussir le concours d’orthophonie ?

 Que vous vous prépariez seul ou avec une prépa, il y a des livres indispensables pour préparer et réussir le concours d’orthophonie. Ce sont des livres de référence qui doivent vous servir de base pour vous entraîner. En écrivant cet article, je pense plus particulièrement aux candidats qui préparent ce concours seul comme j’ai pu le faire il y a quelques années, mais évidemment vous pouvez l’utiliser même si vous faites une prépa.

Lorsqu’on se prépare seul, il est difficile de savoir vers quels ouvrages se tourner et définir les indispensables et ceux qui le sont moins. En effet, il est évident qu’il faut bien sélectionner les livres qui vous accompagneront tout au long de la préparation du concours. Il est donc important de savoir si ces livres sont adaptés à la difficulté du concours et au programme, si l’on peut appeler ça un programme…

Car il faut le savoir, il n’y a pas vraiment de programme pour ce concours c’est d’ailleurs pour cela que le concours est très difficile. S’il y avait réellement un programme défini de choses à apprendre, ce serait plus simple. Malheureusement on ne peut pas apprendre par coeur la culture générale ou tout le vocabulaire du « petit Robert ».

J’ai donc décidé de vous faire un article consacré à la bibliographie.

Je vous propose une liste de quelques ouvrages de référence. Cette liste n’est pas exhaustive mais il est possible que par la suite je vienne la compléter.
 Dans cette liste, vous trouverez des livres spécifiques de préparation au concours, des ouvrages de référence, et même des romans ou des films traitant de sujets en lien avec l’orthophonie.

Si vous souhaitez acheter un de ces ouvrages, il vous suffit de cliquer sur l’image pour être redirigé vers le site « Amazon ».

Voici donc la liste :

Les ouvrages spécifiques de préparation au concours

Les livres « Vuibert »

Les « Vuibert » sont des ouvrages de référence pour le concours. En effet, ils sont adaptés à la réalité du concours, et ils font vraiment partie des livres à avoir sur ses étagères et à potasser de fond en comble. Lorsque je me suis préparée au concours j’ai très vite investi dedans !

Les auteurs maîtrisent le sujet et sont bien renseignés sur le concours.

Concours Orthophoniste – Français – Vocabulaire, Grammaire, Orthographe – Concours 2014

Concours Orthophoniste – Annales corrigées – Concours 2015

Concours Orthophoniste – Annales corrigées – Entraînement – Concours 2016 (à paraître)

Concours Orthophoniste – 1500 QCM de culture générale – Concours 2014-2015

Concours orthophoniste, ergothérapeute, psychomotricien – Tests psychotechniques et de personnalité

Les ouvrages de référence

Les livres de « Maurice GREVISSE »

Sur le plan de la grammaire les ouvrages de « Maurice GREVISSE » sont IN-CON-TOUR-NABLES. Même s’ils représentent un certain coût notamment pour le livre « le bon usage », ce sont des références en la matière.

Le bon usage

Le Petit Grevisse : Grammaire française

Le français correct : Guide pratique des difficultés

Les livres de culture générale

Un kilo de culture générale

Enfin pour la culture générale, il y a deux ouvrages que l’on peut conseiller à partir desquels vous pouvez vous faire des fiches, qui sont « la culture générale pour les nuls » et « un kilo de culture générale ». Je vous conseille également de vous entraîner en parallèle en faisant régulièrement des QCM.

La Culture générale pour les Nuls

2500 QCM de culture générale 7e édition

Les livres de Bernard PIVOT

Les Dictées de Bernard Pivot (1 livre + 1 CD audio) : L’Intégrale

Pour les dictées, Bernard Pivot reste une référence ! Ce livre accompagné d’un CD est vraiment une bonne idée, car tout le monde n’a pas sa maman à disposition pour lui faire des dictées. Vous pouvez ainsi vous entraîner même si aucune âme charitable n’est là pour vous faire une dictée. D’une manière générale, tous les livres de Bernard Pivot sont adaptés au concours d’orthophonie, car ils correspondent au niveau que l’on exige pour cette épreuve. Ne vous découragez pas pour autant, même si c’est très difficile au début, avec de l’entraînement on fait de moins en moins de fautes et on y arrive.

N’oubliez pas qu’une des qualités fondamentales pour réussir le concours, c’est la ténacité !

Les dictionnaires 

Dictionnaire Le Petit Robert 2016

Lorsque l’on prépare les concours, il faut également se munir d’un autre ouvrage indispensable, à savoir le dictionnaire à apprendre par coeur (j’exagère à peine). Le « petit Robert » est un des meilleurs.

 

Les « Bescherelle »

Vous devez également vous munir d’une batterie de « Bescherelle » à maîtriser sur le bout des doigts.

Bescherelle français coffret

A lire ou à voir pour en savoir plus sur le métier

Enfin, lorsqu’on se lance dans le périple des concours d’entrée en école d’orthophonie, il est indispensable d’en savoir un peu plus sur le métier! Vous trouverez donc quelques ouvrages qui traitent de domaines que vous pourrez rencontrer lorsque vous aussi vous serez orthophoniste :-) . Je vous conseille vivement d’en lire quelques-uns pour avoir une bonne connaissance du métier. En effet, cela vous permettra de montrer à un jury que vous savez de quoi vous parlez. Le jury attend du candidat qu’il se soit renseigné sur le métier car cela prouve votre motivation.

Le scaphandre et le papillon 

Le cri de la mouette

Le Discours d’un roi

Le Langage blessé : Reparler après un accident cérébral

Comment la parole vient aux enfants : De la naissance jusqu’à deux ans

Le métier d’orthophoniste : Langage, genre et profession

Voilà, si vous voulez commencer à vous entraîner pour ces concours, vous pouvez vous procurer certains de ces ouvrages pour vous préparer et réussir le concours d’orthophonie ! En tout cas c’est tout ce que je vous souhaite 😉  !

A bientôt

Roxane

Dictée à corriger : semaine 6

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien .

Voici une nouvelle dictée à corriger !

On ne se décourage pas et on tient sur la longueur, c’est ce qui fera la différence !

La dictée : 

Toute l’éloquence humaine dans toutes les assemblées de tout les peuples et de tous les temps peut se résumer en ceci : la querelle du droit contre la loi. Cette querelle, et c’est là tout le phénomène du progrès, tend de plus en plus à décroitre. Le jour où elle cessera, la civilisation touchera à son apogé, la jonction sera faite entre ce qui doit être et ce qui est, la tribune politique se transformera en tribune scientifique ; fin des surprises, fin des calamités et des catastrophes ; on aura doublé le cap des tempêtes ; il n’y aura pour ainsi dire plus d’événements ; la société se développera majestuesement selon la nature ; la quantité d’éternité possible à la terre se mêlera aux faits humains et les apaisera.

Plus de disputes, plus de fictions, plus de parasitismes ; ce sera le règne paisible de l’incontestable ; on ne fera plus les lois, on les constatera ; les lois seront des axiomes, on ne met pas aux voix deux et deux font quatre, le binôme de Newton ne dépend pas d’une majorité, il y a une géométrie social ; on sera gouverné par l’évidence ; le code sera honnête, direct, clair ; ce n’est pas pour rien qu’on appelle la vertu la droiture ; cette rigidité fait partie de la liberté ; elle n’exclus en rien l’inspiration, les souffles et les rayons sont rectilignes. L’humanité a deux pôles, le vrai et le beau ; elle sera régi, dans l’un par l’exact, dans l’autre par l’idéal. Grâce à l’instruction substitué à la guerre, le suffrage universel arrivera à ce degré de discernement qu’il saura choisir les esprits ; on aura pour parlement le concile permanent des intelligences ; l’institut sera le sénat. La Convention, en créant l’institut, avait la vision, confuse, mais profonde, de l’avenir.

Cette société de l’avenir sera superbe et tranquille. Aux batailles succéderont les découvertes ; les peuples ne conquerront plus, ils grandiront et s’éclaireront ; on ne sera plus des guerrier, on sera des travailleurs ; on trouvera, on construira, on inventera ; exterminer ne sera plus une gloire. Ce sera le remplacement des tueurs par les créateurs. La civilisation qui était toute d’action sera toute de pensée ; la vie public se composera de l’étude du vrai et de la production du beau ; les chefs-d’oeuvre seront les incidents ; on sera plus ému d’une Iliade que d’un Austerlitz. Les frontières s’effaceront sous la lumière des esprits. La Grèce était très petite, notre presque-île du Finistère, superposé à la Grèce, la couvrirai ; la Grèce était immense pourtant, immense par Homère, par Eschyle, par Phidias et par Socrate. Ces quatre hommes sont quatre mondes. La Grèce les eut ; de là sa grandeur. L’envergure d’un peuple se mesure à son rayonnement. La Sibérie, cette géante, est une naine ; la collossale Afrique existe à peine. Une ville, Rome, a été l’égale de l’univers ; qui lui parlait parlait à toute la terre. Urbi et orbi.

Dictée semaine 6 – correction

A bientôt,

Roxane 😉

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A bientôt,

Roxane :-)

Dictée à corriger : semaine 5

Bonjour à tous,

Voici la nouvelle dictée à corriger !

Même si tous les concours ne proposent pas cette épreuve, il y a toujours des épreuves d’orthographe dans les concours !

Vous entraîner à corriger des dictées permet d’acquérir une gymnastique d’esprit et des connaissances .

Voici la dictée :

Quand nous examinons les variétés héréditaires ou les races de nos animaux domestiques et de nos plantes cultivés et que nous les comparons à des espèces très voisines, nous remarquons ordinairement, comme nous l’avons déjà dit, chez chaque race domestique, des caractères moins uniformes que chez les espèces vraies. Les races domestiques présentent souvent un caractère quelque peu monstrueux ; j’entend par là que, bien que différent les unes des autres et des espèces voisines du même genre par quelques légers caractères, elles diffèrent souvent à un haut degré sur un point spécial, soit qu’on les compares les unes aux autres, soit surtout qu’on les compare à l’espèce sauvage dont elles se rapprochent le plus. À cela près (et sauf la fécondité parfaite des variétés croisées entre elles, sujet que nous discuterons plus tard), les races domestiques de la même espèce diffèrent l’une de l’autre de la même manière que font les espèces voisines du même genre à l’état sauvage ; mais les différences, dans la plupart des cas, sont moins considérables. Il faut admettre que ce point est prouvé, car des juges compétents estiment que les races domestiques de beaucoup d’animaux et de beaucoup de plantes descendent d’espèces originèles distinctes, tandis que d’autres juges, non moins compétents, ne les regardent que comme de simples variétés. Or, si une distinction bien tranchée existait entre les races domestiques et les espèces, cette sorte de doute ne se présenterait pas si fréquemment. On a répété souvent que les races domestiques ne diffèrent pas les unes des autres par des caractères ayant une valeur générique. On peut démontrer que cette asserssion n’est pas exacte ; toute fois, les naturalistes ont des opinions très différentes quant à ce qui constitue un caractère génétique, et, par conséquent, toutes les appréciations actuelles sur ce point sont purement empyriques. Quand j’aurai expliqué l’origine du genre dans la nature, on verra que nous ne devons nullement nous attendre à trouver chez nos races domestiques des différences d’ordre générique.

Nous en sommes réduits aux hypothèses dès que nous essayons d’estimé la valeur des différences de conformation qui séparent nos races domestiques les plus voisines ; nous ne savons pas, en effet, si elles descendent d’une ou de plusieurs espèces mères. Ce serait pourtant un point fort intéressant à élucidé. Si, par exemple, on pouvait prouver que le Lévrier, le Limier, le Terrier, l’Epagneul et le Bouledogue, animaux dont la race, nous le savons, se propage si purement, descendent tous d’une même espèce, nous serions évidamment autorisés à douter de l’immutabilité d’un grand nombre d’espèces sauvages étroitement alliées, celle des renards, par exemple, qui habitent les diverses parties du globe. Je ne crois pas, comme nous le verrons tout à l’heure, que la somme des différences que nous constatons entre nos diverses races de chien se soit produite entièrement à l’état de domesticité ; j’estime, au contraire, qu’une partie de ces différences proviennent de ce qu’elles descendent d’espèces distinctes. À l’égard des races fortement accusées de quelques autres espèces domestiques, il y a de fortes présemptions, ou même des preuves absolues, qu’elles descendent toutes d’une souche sauvage unique.

DICTEE CORRIGEE

A bientôt !

Roxane

Dictée à corriger : semaine 4

Bonjour à tous !

J’espère que vous allez bien et que vous continuez à bien vous entraîner pour ces fameux concours !

Au fait, avez-vous vu ma dernière vidéo expliquant ce qu’est le concours d’orthophonie ?

Sinon, rendez-vous dans la section « vidéos ».

N’hésitez pas à la partager et à mettre un petit « j’aime » ça fait toujours plaisir de voir que des gens vont voir notre travail quand on y a passé du temps 😉 .

Trêve de bavardage !

Voici la dictée à corriger et comme d’habitude le lien pour la correction en dessous !

La partie sud-est du Berry renferme quelques lieus d’un pays singulièrement pitoresque. La grande route qui le traverse dans la direction de Paris à Clermont étant bordée des terres les plus habitées, il est difficile au voyageur de soupconner la beauté des sites qui l’avoisinent. Mais à celui qui, cherchant l’ombre et le silence, s’enfoncerait dans un de ces chemins tortueux et encaissés qui débouchent sur la route à chaque instant, bientôt se révélerait de frais et calmes paysages, des prairies d’un vert tendre, des ruisseaux mélancoliques, des massifs d’aunes et de frênes, toute une nature suave et pastorale. En vain chercherait-il dans un rayon de plusieurs lieus une maison d’ardoise et de moellons. À peine une mince fumée bleue, venant à trembloter derrière le feuillage, lui annoncerait le voisinage d’un toit de chaûme ; et s’il apercevait derrière les noyers de la coline la flèche d’une petite église, au bout de quelques pas il découvrirait un campanile de tuiles rongées par la mousse, douze maisonnettes éparses, entourées de leurs vergers et de leurs chènevières, un ruisseau avec son pont formé de trois soliveaux, un cimetière d’un arpent carré fermé par une haie vive, quatre ormeaux en quinconce et une tour ruinée. C’est ce qu’on appelle un bourg dans le pays.

Rien n’égal le repos de ces campagnes ignorées. Là n’ont pénétré ni le luxe, ni les arts, ni la manie savante des recherches, ni le monstre à cent bras qu’on appelle industrie. Les révolutions s’y sont à peine fait sentir, et la dernière guerre dont le sol garde une imperceptible trace est celle des huguenauts contre les catholiques ; encore la tradition en est restée si incertaine et si pâle que, si vous interrogiez les habitants, ils vous répondraient que ces choses se sont passées il y a au moins deux mille ans ; car la principale vertue de cette race de cultivateurs, c’est l’insouciance en matière d’antiquités.

Vous pouvez parcourir ses domaines, prier devant ses saints, boire à ses puits, sans jamais courir le risque d’entendre la chronique féodale obligé, ou la légende miraculeuse de rigueur. Le caractère grave et silencieux du paysan n’est pas un des moindres charmes de cette contrée. Rien ne l’étonne, rien ne l’attire. Votre présence fortuite dans son sentier ne lui fera pas même détourner la tête, et si vous lui demandez le chemin d’une ville ou d’une ferme, toute sa réponse consistera dans un sourire de complaisance, comme pour vous prouver qu’il n’est pas dupe de votre facétie. Le paysan du Berri ne conçois pas qu’on marche sans bien savoir où l’on va. À peine son chien daignera-t-il aboyer après vous ; ses enfants se cacheront derrière la haie pour échapper à vos regards ou à vos questions, et le plus petit d’entre eux, s’il n’a pu suivre ses frères en déroute, se laissera tomber de peur dans le fossé en criant de toutes ses forces. Mais la figure la plus impassible sera celle d’un grand bœuf blanc, doyin inévitable de tous les pâturages, qui, vous regardant fixement du milieu du buisson, semblera tenir en respect toute la famille moins grave et moins bienveillante des taureaux effarouché.

À part cette première froideur à l’abord de l’étranger, le laboureur de ce pays est bon et hospitalier, comme ses ombrages paisibles, comme ses pré aromatiques.

Une partie de terrain comprise entre deux petites rivières est particulièrement remarquable par les teintes vigoureuses et sombres de sa végétation, qui lui ont fait donner le nom de Vallée-Noire. Elle n’est peuplée que de chaumières éparses et de quelques fermes d’un bon revenu. Celle qu’on appelle Grangeneuve est fort considérable ; mais la simplicité de son aspect n’offre rien qui altère celle du paysage.

Une avenue d’érable y conduit, et, tout au pied des bâtiments rustiques, l’Indre, qui n’est dans cet endroit qu’un joli ruisseau, se promène doucement au milieu des joncs et des iris jaunes de la prairie.

Dictée corrigée

Bon courage !

Roxane 😉

Dictée à corriger : semaine 3

Bonjour,

Voici la dictée à corriger numéro 3 !

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Bon courage pour la dictée 😉

DENISE était venue à pieds de la gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l’avait débarqué avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d’un wagon de troisième classe. Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarées et perdus, au milieu du vaste Paris, le nez levé sur les maisons, demandant à chaque carrefour la rue de la Michodière, dans laquel leur oncle Baudu demeurait. Mais, comme elle débouchait enfin sur la place Gaillon, la jeune fille s’arrêta net de surprise.

- Oh ! dit-elle, regarde un peu, Jean ! Et ils restèrent plantés, serrés les uns contre les autres, tout en noir, achevant les vieux vêtements du deuil de leur père.

Elle, chétive pour ses vingt ans, l’air pauvre, portait un léger paquet ; tandis que, de l’autre côté, le petit frère, âgé de cinq ans, se pendait à son bras, et que, derrière son épaule, le grand frère, dont les seize ans superbe florissaient, était debout, les mains balantes.

- Ah bien ! reprit-elle après un silence, en voilà un magasin ! C’était, à l’encoignure de la rue de la Michodière et de la rue Neuve-Saint-Augustin, un magasin de nouveautés dont les étalages éclataient en notes vives, dans la douce et pâle journée d’octobre. Huit heures sonnait à Saint-Roch, il n’y avait sur les trottoires que le Paris matinal,les employés filant à leurs bureaux et les ménagères courant les boutiques. Devant la porte, deux commis, montés sur une échelle double, finissaient de pendre des lainages, tandis que, dans une vitrine de la rue Neuve-Saint-Augustin, un autre commis, agennouillé et le dos tourné, plissait délicatement une pièce de soie bleue. Le magasin, vide encore de clientes, et où le personnel arrivaient à peine, bourdonnaient à l’intérieur comme une ruche qui s’éveille.

- Fichtre ! dit Jean. Ça enfonce Valognes… Le tiens n’était pas si beau. Denise hocha la tête. Elle avait passé deux ans là-bas, chez Cornaille, le premier marchand de nouveautés de la ville ; et ce magasin, rencontré brusquement, cette maison énorme pour elle, lui gonflait le choeur, la retenait, émue, intéressée, oublieuse du reste. Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, toute en glace, montait jusqu’à l’entre-sol, au milieu d’une complication d’ornements, chargés de dorures.

Dictée 3 correction